Cette canicule inouïe et étrange à l’Europe n’a pas fait que des incendies ravageurs. Plus que cela, elle est venue rappeler à l’Occident les méfaits d’une surindustrialisation poussée qui a amené la croissance certes, mais qui a rompu l’équilibre écologique de toute la planète.

Dérèglement climatique, réchauffement de la planète, déboisement qui va crescendo, et la liste est encore longue de cet inquiétant syndrome. Notre planète souffre, et le bien-être que l’Humanité a atteint il y a des années grâce à la science et la technologie, s’est transformé en mal-être progressif qui touche même les pays développés.

Alors que le numérique et les derniers cris technologiques ont bouleversé notre vie quotidienne, nous revenons quasiment à la case départ avec la pénurie d’eau due à la sécheresse et au réchauffement climatique, et aussi des sources d’énergie comme l’électricité et le gaz.

Cet essor scientifi que est aujourd’hui menacé par ces dangereuses pénuries, et le tout sur fond de dégradation de l’environnement. Que faire, alors que les enjeux économiques et les fastidieux raisonnements macroéconomiques poussent les pays à puiser plus dans les richesses de la planète et à lui faire de plus en plus mal ?

Les changements climatiques brusques, tels que la canicule, les catastrophes naturelles qui se multiplient, nous rappellent que la question écologique est un « must ». Nous devons être conscients de l’urgence de sauver les meubles et d’arrêter cet effondrement écologique pour le bien de tous. Les pays riches doivent aussi mettre un frein à leur cupidité et leur insouciance. Si l’Humanité ne bronche pas pour aider la planète à retrouver un certain équilibre écologique, nous sommes partis pour une ère irrévocable de symptômes encore plus douloureux. Commençons d’abord par ancrer un comportement « vert » et des réflexes « pro-écologie » dans la vie de tous les jours. Donnons aux enfants l’exemple en respectant l’hygiène de vie à la maison, dans la rue et les espaces publics. L’exploitation extrême et aveugle des richesses de la nature nous a fait du mal.

Les méfaits, on les endure et on en souffre. Mais pour s’en sortir, il faudra de lourdes mutations dans la politique économique internationale qui a privilégié, jusqu’à maintenant, l’industrie poussée et a mis de côté les programmes et projets de recyclage des déchets ou des énergies renouvelables non polluantes. Un peu de décence et de conscience dans ce dossier si sensible quand même !

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