Le ministère de l’Intérieur a indiqué, dans un communiqué, qu’un groupe de manifestants ayant observé, vendredi, un mouvement de protestation, à l’avenue Habib Bourguiba, s’est dirigé vers le siège du ministère et enlevé délibérément les barrières métalliques installées sur les lieux.

Ce groupe de manifestants a attaqué les unités sécuritaires par des jets de pierres, de bouteilles d’eaux et de panneaux, faisant quelque vingt blessés parmi les agents de police, ajoute, ce samedi, la même source.

Informé par ces incidents, le ministère public a ordonné d’ouvrir une enquête et décidé de placer onze personnes parmi les manifestants en garde à vue, indique le département de l’Intérieur.

Le ministère a, par ailleurs, souligné que les unités sécuritaires ont sécurisé l’organisation d’un mouvement de protestation, mené par un parti politique, devant le siège du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. « La manifestation s’est déroulée sans aucun heurt avec les protestataires ».

Et d’affirmer que « l’institution sécuritaire assure son devoir qui consiste, entre autres, à sécuriser l’organisation des manifestations tout en assurant le maintien de l’ordre public et la protection des biens publics et privés ».

A noter que le Syndicat national des journalistes tunisiens, l’Union générale tunisienne du travail ainsi que plusieurs partis politiques ont fermement condamné la violence policière exercée contre des citoyens et des journalistes ayant pris part vendredi, à une manifestation pacifique contre le projet de la nouvelle Constitution.

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