Le portier international du Club Sportif Sfaxien refuse de prolonger.


Au plus fort de la crise que connaît le CSS, le portier des «Noir et Blanc», Aymen Dahmen, donne le mauvais exemple, en refusant de prolonger son contrat. « Pas avant le Mondial », aurait-il lancé ! Ce faisant, nul ne conteste que le portier Aymen Dahmen est une étoile qui monte.

Il est monté en puissance et en grade avec l’équipe de Tunisie au tournoi de Kirin au Japon pour rafler le statut de premier gardien de la sélection à Béchir Ben Saïd, et a confirmé qu’il mérite d’être le n°1 pour la Coupe du monde qui débutera fin novembre. S’il a franchi un palier aussi important et prometteur dans une carrière de footballeur, cela est dû à ses efforts, bien entendu, mais c’est aussi grâce au CSS qui lui a fait confiance au plus fort de son passage à vide, suite à sa grave blessure contractée il y a quelque temps.

Le CSS ne l’avait pas lâché et ne l’a pas ainsi privé de cette chance de retrouver le Team Tunisie à terme.

Ingratitude ?

Et au lieu de se montrer reconnaissant envers son club, au moment où ce dernier a le plus besoin de ses services, Aymen Dahmen a préféré se montrer quelque peu ingrat et ne penser qu’à son intérêt personnel, en refusant toute discussion de prolongement de son contrat qui expire le 30 juin 2023. En clair, il ne négocierait qu’en décembre 2022 ! Une décision qui pourrait tourner au bras de fer, quoique le joueur est avantagé, vu les règlements des statuts des joueurs de la FTF, conformes à ceux de la Fifa. Bref, le gardien de but du CSS peut y avoir recours dès le 1er janvier 2023, soit signer au profit d’un autre club, sans attendre un bon de sortie du CSS. Dahmen pourrait donc signer un précontrat avec un autre club, six mois avant que son contrat actuel n’expire. C’est son droit, certes, d’agir de la sorte, mais ce n’est pas très élégant ni courtois de sa part de mettre le CSS devant le fait accompli. Aymen Dahmen aurait donc pu et même dû négocier un nouveau contrat dans la sérénité et la tranquillité et ne pas mettre son club formateur sous pression.

Risque de « contagion »

Si Aymen Dahmen, capitaine du CSS, fait à son tour la grosse tête, cette « contagion » va se propager chez tous les joueurs-cadres qui sont à un an de la fin de leurs engagements respectifs. Les fans sfaxiens se mordent déjà les doigts de voir leur club incapable de retenir le trio de base Mohamed Ben Ali-Houcem Dagdoug-Aymen Harzi, qui sont en fin de contrat. Leur grogne va s’accentuer si d’autres piliers empruntent le même chemin et entament un bras de fer proche de la rébellion.

On pense notamment à Walid Karoui, Firas Chaouat, Ismail Diakité qui n’ont pas repris les entraînements jusqu’à ce jour et dont l’absence fait jaser dans le camp sfaxien, qui n’a pas besoin d’un tel climat pour préparer les échéances à venir, à commencer par la demi-finale de la Coupe de Tunisie dans un peu plus d’un mois, c’est-à-dire bientôt.

« A malin, malin et demi »…

Que restera-t-il comme atouts au sein d’un CSS interdit de recrutement pour 3 périodes ( juillet- septembre 2022, janvier 2023 et juillet- septembre 2023) pour sortir du bourbier où il risque de s’enliser pour longtemps si les choses ne s’arrangent pas? Peu de choses, sinon pratiquement rien.

Le moment a été très mal choisi par le gardien Aymen Dahmen pour adopter une telle attitude, sur le conseil probable de son agent. Sur ce, dos au mur, le CSS doit anticiper dès maintenant et donner sa chance au second de Dahmen.

Par la suite, privé de compétition durant les mois de septembre, octobre et novembre, Aymen Dahmen perdrait son statut de gardien numéro un de l’équipe de Tunisie et pourrait logiquement, dans ce cas, ne pas faire le voyage au Qatar. Et c’est là, qu’il « tombera dans les bras » du CSS de nouveau ! Un CSS qui dictera ses conditions pour le garder ! « A malin, malin et demi »…

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