Une consultation nationale est lancée. Elle porte sur la sécurité des journalistes et des professionnels des médias qui reste un sujet de plus en plus préoccupant pour les journalistes tunisiens et les organisations professionnelles qui les défendent, ainsi que les ONG nationales et internationales.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens, (Snjt), ne cesse de faire la lumière sur les dépassements qui tendent à limiter le champ d’action des journalistes. Ces derniers sont la cible de maintes agressions et menaces quelle que soit la situation sociopolitique du pays.

Le Bureau de l’Unesco au Maghreb a lancé, il y a une semaine, en partenariat avec le Snjt ainsi que l’ambassade de l’Autriche, une consultation nationale sur le Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Cette consultation a fait l’objet d’un débat entre les professionnels des médias, des instances publiques et des organisations nationales et internationales qui défendent la liberté d’expression et de la presse et la sécurité des journalistes.

La rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la commémoration de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. La célébration coïncide pour cette année avec le 10e anniversaire du Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Le plan implique l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux pour élaborer une vision et des mécanismes garantissant la sécurité des journalistes tunisiens.

Conflit ou pas, les journalistes sont ciblés!

M. Lim Ming Kuok, Conseiller pour la communication et l’information, Bureau de l’Unesco pour le Maghreb, a mis l’accent sur l’importance de la création d’un environnement libre et sûr pour les journalistes et les professionnels des médias, tant dans des situations de conflit que dans les situations de non-conflit, en vue de renforcer la paix, la démocratie et le développement dans le monde entier. M. Kuok a cité qu’en moyenne un journaliste est tué tous les cinq jours, pour avoir informé le public.

Il précise que les agressions contre les professionnels des médias sont souvent commises dans des situations non conflictuelles par des groupes du crime organisé, des milices, le personnel de sécurité et même la police locale, ciblant des journalistes locaux qui sont les plus vulnérables. Ces agressions comprennent l’assassinat, l’enlèvement, le harcèlement, l’intimidation, l’arrestation illégale ou encore la détention arbitraire.

M. Kuok a souligné que le Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité est un plan méthodique à l’échelle des Nations unies.

Il vise ainsi la création d’un environnement libre et sûr pour les journalistes, les professionnels des médias et même les médias sociaux qui produisent une quantité significative de contenus, médiatiques d’intérêt public. L’événement a connu la participation de plusieurs institutions, journalistes et ONG, à l’instar de la Haute autorité indépendante du communication audiovisuelle (Haica), le Conseil de presse, le Haut commissariat aux droits de l’homme, l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi), le Centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs (Capjc), la Fédération tunisienne des directeurs des journaux (Ftdj), l’Union tunisienne des médias associatifs (Utma) et le Syndicat tunisiens des radios libres (Strl), ainsi que des ONG internationales telles que Reporters sans frontières, Article 19 et des représentants des médias publics, privés et associatifs.

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