Le saviez-vous ?  Aux Etats-Unis, l’ampoule de Livermore fonctionne sans discontinuité depuis 1901 ! Oui oui, vous avez bien lu, 1901. C’est incroyable, n’est-ce pas ? En fait, les fabricants de lampes étaient les premiers à se rendre compte que s’ils fabriquaient des lampes « immortelles », ils risquaient de mettre la clé sous la porte. C’est ainsi qu’est né le concept de « l’obsolescence programmée ».

Un nouvel ordinateur, une nouvelle imprimante wifi, un téléviseur dernier cri, un Smartphone avec des fonctionnalités aussi nombreuses qu’inutiles, les publicités et les industriels nous poussent chaque jour à consommer davantage, et surtout à changer régulièrement d’équipements.

Il y a 30 ans, les ménages achetaient un réfrigérateur auquel ils faisaient le serment de ne jamais se séparer. Aujourd’hui, nos habitudes changent, nous voulons à tout prix avoir le réfrigérateur dernière génération, soit pour flamber, soit pour une  raison plus  objective : les performances de l’équipement baissent et ses composantes tombent en lambeaux.

La « super-ampoule »

Mais le saviez-vous ?  Aux Etats-Unis, l’ampoule de Livermore, fonctionne sans discontinuité depuis 1901 ! Oui oui, vous avez bien lu, 1901. C’est incroyable, n’est-ce pas ? En fait, les fabricants de lampes  étaient les premiers à se rendre compte que s’ils fabriquaient des lampes « immortelles », ils risquaient de mettre la clé sous la porte. C’est ainsi qu’est né le concept de « l’obsolescence programmée ». La loi française sur la transition énergétique définit l’obsolescence programme comme « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie pour en augmenter le taux de remplacement ». Une politique industrielle qui a fait le bonheur du capitalisme et de la société de consommation, et qui fait aujourd’hui le malheur de l’environnement. En effet, nos maisons, nos entrepôts et certains pays d’Afrique sont devenus des cimetières de milliards de composants électroniques néfastes pour la faune, la flore et les nappes phréatiques.

Au lieu de réparer, nous avons pris l’habitude de renouveler. Mais il ne faut pas jeter la pierre uniquement aux consommateurs. Parfois, la réparation coûte autant, si ce n’est plus, que l’achat du neuf. Essayez de réparer par exemple une  imprimante de bureau. Un vrai casse-tête onéreux et une  imprimante neuve devient moins coûteuse.

Prise de conscience

Aujourd’hui, devant l’urgence climatique et écologique, de plus en plus de consommateurs, surtout en Occident, prennent conscience et se dirigent vers la réparation en lieu et place de l’achat du neuf. Ces consommateurs ont ainsi imposé aux grands  fabricants  une meilleure qualité de service après-vente. Une attitude qui a également permis de créer un marché florissant de l’occasion, à l’image de la vente des Smartphones  « reconditionnés » et presque neufs.

En Tunisie, ce marché commence à fleurir, et la prise de conscience est en train d’émerger. Acheter un produit d’occasion, ou faire réparer son ordinateur au lieu d’en acheter un autre, devient un geste militant et une action pour la planète.

Mais il est aujourd’hui important que la législation suive. La France est sur ce dossier l’un des pays européens les plus avancés. En 2016, une loi interdit le recours aux techniques d’obsolescence programmée.

Chez nous, en l’absence d’une loi comparable, les industriels, même ceux qui produisent en Europe et exportent chez nous leurs marchandises, peuvent continuer à user de cette technique. D’ailleurs, il est notoirement connu,  et les consommateurs se le disent entre eux, un équipement acheté en Europe n’est pas vraiment identique au même équipement, produit par la même grande marque, mais vendu en Tunisie.

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