La déclaration de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie sur une future (et pas la dernière) augmentation des tarifs des carburants et de l’énergie vient confirmer le «malaise » énergétique que connaît notre pays et aussi la majorité des pays du monde consommateurs de pétrole et de gaz.

Le raisonnement à ce sujet est simple : l’Etat verse de ses ressources provenant essentiellement des impôts pour maintenir les tarifs des carburants, de l’électricité et du gaz à un niveau plus ou moins soutenable pour le contribuable. Cet effort de compensation doit être augmenté suite à la flambée folle des prix du pétrole et du gaz après l’invasion russe en Ukraine. Cette révision périodique des prix des carburants est une nécessité pour amortir le surplus des dépenses publiques en termes de compensation. Avec un budget déjà déficitaire qui dépasse les ratios d’équilibre macroéconomique, le gouvernement ne peut plus supporter un effort illimité pour compenser la flambée des tarifs. C’est alors au contribuable, à l’entreprise et à tous les consommateurs et demandeurs de participer à ce surplus. D’où cette révision.

Ce genre de contraintes budgétaires dans un pays en crise économique structurelle comme le nôtre n’est pas une affaire simple parce que toute augmentation des tarifs, même étudiée, aura des effets de chaîne sur d’autres prix de produits et de services qui consomment l’énergie. Et cela va donc accentuer l’élan inflationniste qui pèse sur notre économie. Et là, il faut tenir compte de ce qui se passe dans  le monde entier. De grandes puissances économiques consommatrices de pétrole et de gaz comme l’Allemagne sont déjà passées à une rationalisation de la consommation domestique et publique. La priorité sera donnée aux industries manufacturières marchandes avec tout ce que cela pourrait engendrer comme mécontentement auprès de la population. Avec ces prix et tarifs qui augmentent, la demande, surtout domestique, doit être aussi maîtrisée et réduite. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation pour éviter des augmentations insupportables dans  le futur. Cela commence par de simples gestes d’économie d’énergie au bureau, à la maison en ce moment de canicule où la demande en climatisation et donc en électricité et en gaz atteint un niveau inouï. Ce ne sont pas des temps de prospérité dans le monde entier concernant les carburants. Que dire alors pour nous qui avons, en plus, de très sérieux problèmes de finances publiques. Partager cet effort de compensation en tenant compte aussi des contraintes de l’Etat mais aussi des ménages et rationaliser la demande d’énergie est une des clés à court terme en attendant que les choses s’améliorent. Pas facile à vivre, mais tel est le contexte économique austère qu’on doit accepter.

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