Comme prévu, il n’y  a eu, pour la troisième fois de suite, aucune candidature pour prendre la responsabilité d’un club en ruine. 

Le 2 août, dernier jour de dépôt de candidature pour l’élection d’un nouveau comité directeur, est passé sans surprise et même dans l’indifférence.  Aucun candidat n’est prêt à assumer le lourd héritage et à être le nouveau commandant à bord d’un navire à la dérive.  Huit joueurs libres, qui avaient leur poids dans l’équipe,  n’ont pas signé un nouveau contrat et ont cédé à d’autres offres d’autres clubs tunisiens ou étrangers,  plus alléchantes et plus intéressantes.  Quatre défenseurs (Mohamed Ben Ali, Houcem Dagdoug, Ghaïth Mâaroufi et Nour Ezzamen Zamouri ), deux milieux (Walid Karoui et Malick Rayah) et deux attaquants (Aymen Harzi et Naccache ) ne font plus partie de l’effectif.Firas Chaouat,  bien que lié par un contrat jusqu’à 2024, continue, lui, son bras de fer et n’a pas encore rejoint le groupe. Le gardien Aymen Dahmen, qui a promis de rempiler pour un an, prend son temps pour tenir sa promesse et attend d’y voir plus clair. Devant un tel état des lieux aussi effarant, avec l’impossibilité de s’acquitter prochainement avant la clôture du mercato d’été des amendes de la Fifa  et de lever l’interdiction de recrutement,  il est tout à fait normal de fuir une mission impossible et de ne pas se porter candidat pour une tâche suicidaire.

Le comité de direction provisoire restreint,  présidé par Moncef Sellami, est donc obligé de continuer à gérer l’ingérable et de porter sur les épaules pour un bon bout de temps le lourd fardeau.

Stage à Tunis

Pour préparer la demi-finale de la Coupe de Tunisie contre le Club Africain , avancée par la FTF pour le 27 ou le 28 août, les responsables sfaxiens ont choisi d’effectuer un stage à Tunis, à partir de demain et jusqu’au 19 août avec un effectif réduit en qualité.  Trois matches amicaux sont à disputer contre la sélection olympique,  l’ASM, et  un dernier adversaire à déterminer. «On n’a pas le choix et on composera avec les moyens du bord», avoue Karim Delhoum. Il aurait tant aimé répondre favorablement à l’invitation faite par l’Ittihad de Djeddah pour un séjour et un match de préparation de haut niveau entre le 18 et le 20 août, mais il s’est résigné à décliner l’offre du club saoudien qui arrive une semaine avant le rendez-vous crucial avec les Rouge et Blanc à Radès. Un duel jugé important afin d’obtenir une qualification pour la finale qui ferait éclaircir un horizon des plus sombres et donnerait du poil de la bête à un groupe en train d’être reconstruit sans la douleur. On saura après cette date charnière de la saison si le CSS est capable de panser ses plaies actuelles et d’entrevoir une sortie du bout du tunnel.  Le prestige du club sudiste le met dans l’obligation de retrouver vite un minimum de compétitivité.

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