Les joueurs qui sont finalement restés et, surtout, ceux arrivés cet été, sont les propres choix de Nabil Maâloul, un entraîneur qui impose ses propres idées.

C’est un entraîneur qui sait où il va et, surtout, quel meilleur chemin prendre pour arriver à destination.Les choix de Nabil Maâloul ne sont pas fortuits et il lui arrive de renoncer à un accord si toutes ses conditions ne sont pas remplies comme c’était le cas il y a un an quand il n’avait pas pris les commandes de l’EST car on lui a refusé Nader Daoud comme adjoint.

L’un de ses points forts aussi, c’est la communication. Un atout qui lui permet d’entretenir des relations très utiles. Et s’il y a une chose que Maâloul sait faire, c’est entretenir son carnet d’adresses, notamment avec les joueurs. Un carnet d’adresses et un relationnel qui s’est fait ressentir dans le mercato estival de l’EST. On sait pertinemment que  pour Yassine Meriah, c’est Maâloul qui a tenu à le faire venir et c’est lui qui a conduit les négociations avec l’ex-sociétaire d’Al Ain émirati. Maâloul est parvenu à  convaincre Meriah de résilier son contrat avec Al Aïn pour être transféré à l’EST en joueur libre, une exigence de Hamdi Meddeb.

Les deux autres recrues de la défense, ce sont aussi ses propres choix : Ben Ali et Dagdoug. Le coach « sang et or » est parvenu aussi à convaincre Mohamed Ali Yaâkoubi de rester. Un joueur expérimenté qui saura encadrer ses jeunes équipiers sur le terrain, ce qui devra rassurer Debchi dans les bois. Avec Tougaï, Ben Hmida, Amamou et Fedaa, le coach n’a pas à s’inquiéter sur le plan défensif d’autant que Fousseny Coulibaly a l’aptitude de reculer d’un cran quand la situation l’impose.

Une chance pour Iwuala !

Si rester est le choix personnel de Fousseny Coulibaly, malgré l’offre saoudienne alléchante, Anayo Iwuala, qui était pendant un certain temps proche de la porte de sortie du Parc B, a bénéficié de l’indulgence de l’entraîneur qui pense que le jeune Nigérian de 23 ans n’a pas tout montré la saison dernière et que, pour une raison ou une autre, il n’a pas pu s’exprimer pleinement sur le terrain.

Le coach «sang et or» sait aussi que deux autres joueurs expérimentés n’ont pas été au top aussi, la saison écoulée. Il y a d’abord Hamdou El Houni, irrégulier et qui voulait partir car il ne trouvait plus sa place au sein de l’effectif. Le Libyen a du potentiel, mais ne peut exceller que lorsqu’il est bien mentalement et psychologiquement. Il fallait prendre le temps pour lui parler et, dans ce domaine, Nabil Maâloul passe champion en la matière.

Il fallait aussi retenir Anis Badri afin de préserver, avec El Houni, les équilibres sur les couloirs en phase offensive.

Ben Ayed, un renfort de taille !

L’une des défaillances criardes de l’Espérance, version Radhi Jaïdi, c’est le manque d’efficacité dans les 30 derniers mètres. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui manquaient à chaque mach et, à chacune de ses sorties, l’équipe développait un volume de jeu fort intéressant, outre que, dans le jeu, on ressentait à travers les combinaisons qu’il y a un travail qui se faisait aux entraînements.

Ce qui manquait, outre l’encadrement mental et le coaching, c’est un buteur patenté. Or, Eduwo ne l’a pas été et en ce qui concerne ce joueur, Jaïdi ne pouvait pas faire grand-chose car le Nigérian n’a jamais réussi à trouver sa place et demeurait brouillant.

Le successeur de Jaïdi a eu donc raison de s’en séparer et d’amener un attaquant expérimenté qui s’est déjà fait une bonne réputation sur la scène africaine. C’est de Riadh Ben Ayed dont on parle. L’attaquant algérien est connu pour être un attaquant racé et c’est ce qui manque à l’Espérance.

Bref, Riadh Ben Ayed est un renfort de taille. Avec ce recrutement, le problème du manque d’efficacité devra être réglé. Avec l’apport de Mimouni, El Houni, Badri et Ben Romdhane, sans oublier les avants-centres Ben Hammouda et Berrima, l’attaque «sang et or» devra retrouver son aura et se montrer suffisamment dangereuse pour mettre à profit le volume de jeu développé.  Maintenant que l’empreinte de Maâloul s’est fait ressentir dans le choix des recrutements, on attend de lui que cela se répercute sur le terrain après le coup d’envoi de la nouvelle saison, particulièrement en Ligue des champions.

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