Durant près de deux heures, la voix palestinienne de Dalal Abou Amneh a retenti dans l’enceinte du théâtre de plein-air du Centre culturel international de Hammamet, en présence d’un grand public (dont plusieurs Palestiniens), avide  de chansons engagées. Répondant à l’appel, Dalal a chanté la Palestine en puisant notamment dans le répertoire de la diva Fairouz «Ya Quods». 

Dalal la chanteuse, qui a acquis sa notoriété essentiellement dans les réseaux sociaux, mais également productrice et neuroscientifique palestinienne, a transporté ses fans au cours de la soirée ayant fait sold-out, dans le Tarab arabe (notamment Oum Kalthoum) et tunisien (Naama), en interprétant, entre autres, «Hal Asmer Lawn», «Ya hanina», «Asamina», «Al Amal», «Ellila Aid» ou «Finek Ya ghali».

Pas moins de 23 morceaux, entre de l’inédit et des reprises connues, ont fait vibrer la foule. Une foule dansante ou emportée par sa voix et sous l’influence du Maestro Mohamed Lassoued et de son orchestre. Dalal a surtout puisé dans le patrimoine musical palestinien, particulièrement riche, en mettant en avant la touche arabe qui caractérise des chansons jouées sur scène très connues. Des chansons à la fois ancrées localement en Palestine mais qui restent universelles et s’adressent à l’Humain.

«Je suis comblée par cet accueil exceptionnel propre aux Tunisiens. Ça me bouleverse ! Le goût musical du peuple tunisien pour la musique reste distingué. J’en suis honorée !», a déclaré l’artiste enthousiaste et émue lors d’un point de presse. Un peuple qui l’a connue, en grande partie, grâce aux réseaux sociaux. Des chansons qui évoquent la spiritualité, la paix et l’amour. Des chansons qui racontent la génération d’aujourd’hui, ses hauts, ses bas et ses tourments.

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