Afin de ne pas se compliquer les choses dans le parcours de la CAN, notre équipe nationale, qui ouvrira aujourd’hui contre l’Angola, n’a d’autre alternative que de réussir le démarrage de sa nouvelle aventure africaine. Souvent tout dépend de l’entame dont une issue heureuse ne peut que booster toute l’équipe pour un rendement optimal.
Depuis plusieurs années déjà, il a été prouvé qu’il n’y a plus d’équipe facile à manier en Afrique ni de matches gagnés d’avance, tellement le nivellement est devenu manifeste. En témoignent d’ailleurs les deux résultats enregistrés récemment par l’Egypte devant le Zimbabwe (1-0) et par le Nigeria face au Burundi (1-0) qui prend part pour la première fois à une phase finale de la CAN. C’est aussi ce qui explique le fait que toutes les nations africaines sont devenues exportatrices de footballeurs de bon niveau vers l’Europe.
Ce sera pareil pour l’entrée en matière de notre sélection qui jouera sa première journée contre l’Angola qui n’a jamais dépassé les quarts de finale par le passé dans la joute africaine. Fini donc le temps où l’on prévenait nos joueurs contre l’excès de confiance face aux novices ou aux équipes qui n’ont rien épinglé sur leur tableau de chasse.

Un ensemble homogène
Il est vrai que sur le papier, notre équipe nationale part avec les faveurs des pronostics, mais de là à croire que les trois points de la victoire sont faciles à glaner, cela relève de la prétention. Désormais, en Afrique, il faut cravacher dur dans chaque match pour pouvoir s’imposer. L’Angola a ses arguments qui tiennent la route, tels que son style portugais ou le cachet de son entraîneur, le Serbe Serdan Vasilevic. En plus, bien évidemment, de l’apport technique indéniable de quelques joueurs talentueux, à l’instar de Quissanga (Lazio), Campos (Alanyaspor/Turquie) ou Géraldo (Al Ahly).
De toutes les façons, dans le groupe «E», ce sont «logiquement» la Tunisie et l’Angola qui ont de fortes chances d’accéder au tour suivant sans sousestimer le Mali qui reste capable de réussir de belles choses.
Tout à l’heure, le coach national Alain Giresse peut se frotter les mains du fait qu’il dispose des services de tous ses joueurs au point qu’il se trouve devant l’embarras du choix dans plus d’un poste où la rivalité est des plus acharnées. Cela nous conduit à dire que la formation qui bénéficiera, tout à l’heure, de la confiance de Giresse sera par déduction la plus homogène possible.

Vers une attaque de feu
C’est peut-être la première fois qu’un entraîneur national tunisien se trouve dans une situation aussi confortable qui lui permet d’aligner les meilleurs et de mettre en place la stratégie la plus efficace.
C’est ainsi que la formation probable pour laquelle opterait le Français tout à l’heure sera composée de Farouk Ben Mustapha dans les bois. Et ce sera sans regret car les trois keepers nationaux actuels n’ont rien à s’envier. Mœz Hassen et Mœz Ben Chrifia auront certainement leur chance dans les prochains matches.
En défense, Wajdi Kechrida, Aymen Ben Mohamed, Yassine Mériah et Dylan Bronn composeront le quatuor de la ligne arrière. Au milieu, il y a une armada de valeureux joueurs qui se valent. C’est un vrai casse-tête. Mais, c’est le trio Ghaïlane Chaâlali-Ferjani Sassi-Elyès Skhiri qui serait titularisé d’emblée.
Et en attaque, notre élite offensive qui portera l’espoir de tous les Tunisiens sera réunie peut-être pour la première fois dans un match officiel. Il s’agit bien évidemment de nos trois pros Youssef M’sakni, Wahbi Khazri et Naïm Sliti. Et quand on sait que les illustres Anice Badri, Yassine Khénissi et Bassem Srarfi seront sur le banc de touche, on comprend bien à quel point Giresse a de la veine.
Amor BACCAR

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