«L’évaluation de cette expérience ne peut pas se faire après seulement trois ou quatre mois. C’est trop tôt. Toutefois, nous pouvons tirer déjà quelques enseignements. Hamdou El Houni est le seul joueur nord-africain qui s’est réellement distingué. A part lui, les autres n’ont rien à envier aux joueurs tunisiens.
Même s’il est trop tôt pour évaluer cette nouvelle expérience, je pense qu’elle demeure une bonne initiative à encourager et, pourquoi pas, ne pas la généraliser dans un deuxième temps sur tout le continent africain comme c’est le cas en Europe grâce à l’arrêt Bosman.
Mais pour généraliser cette expérience chez nous sans qu’il y ait des dommages collatéraux, il vaut mieux procéder étape par étape. Je propose que, dans un premier temps, chaque club ait le droit de renforcer son effectif par deux joueurs nord-africains, outre le quota des trois étrangers. La formation des jeunes footballeurs n’étant pas à son meilleur niveau au sein de nos clubs, si en plus nous laissons la porte grande ouverte aux recrutements de joueurs nord-africains, nous risquerons de mettre en péril l’avenir de nos jeunes footballeurs. C’est pourquoi je propose d’adopter l’expérience de trois étrangers et deux nord-africains pendant une période allant de trois à quatre ans et faire par la suite un premier bilan avant de la généraliser à tous les joueurs africains comme c’est le cas en Europe.
Bref, il ne faut pas brûler les étapes et laisser l’expérience mûrir afin d’en cueillir les fruits en temps voulu».

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