Dans la soirée du 12 août, l’association In’Art a organisé un triptyque d’activité à la fois très riche, mais aussi très accueillant. Une exposition, la projection de deux courts documentaires, et le lancement du site consacré aux femmes en Méditerranée.

En effet ! On a rendu hommage aux femmes tunisiennes à l’occasion de cette date qui leur est  dédiée. Très conviviale, cette soirée à Dar Abdallah sur les remparts de Hammamet où l’association a choisi d’élire son domicile. «Le petit format dans sa grandeur», sympathique le titre de l’exposition ! Attirant aussi, il porte un sens, il nous interpelle !  Une exposition de tableaux et de photos qui a réuni : Emna Gargouri Larguech, Leila Naanaa, Zouhour Gargouri Chaabouni, Amel Kbaili , Amel Souilem, Faiza Ouali .Une exposition que l’association organise tous les ans en rassemblant les travaux de 13 femmes. Dalel Tangour,  présidente de l’association In’Art,  de la première génération des photographes femmes et universitaire, nous a déclaré: «Il s’agit beaucoup plus d’un événement que d’une exposition. Je pense que depuis des années, la Tunisie vit un grand bouillonnement social  et économique. Ces changements sont effectués de manière très rapide. Je pense à la jeunesse et à tous ceux qui suivent les activités culturelles. On parle d’événement, puisque cette exposition est accompagnée de la projection de deux films et d’un intermède musical assuré par l’un des jeunes de notre association. En fait, notre association est réellement une pépinière pour les jeunes qui débordent de créativité et qui viennent de toutes les écoles d’art en Tunisie».  Notre collègue journalise, Olfa Belhassine, présentera ensuite le site «medfeminiswiya». Un jeune site, mais avec beaucoup de contenu. Un site créé par une vingtaine de femmes journalistes des deux rives de la Méditerranée. Les créatrices de ce site se sont rendu compte que les histoires de femmes gagneraient à être racontées par les femmes. Le site contient moult dossiers enrichissants, ainsi que des reportages et des interviews. A découvrir. On assistera ensuite à la projection de films qui font leur première ce soir-là.  «Les glaneuses de clovisses dans les îles Kerkennah au sud de la Tunisie mènent une vie dure. Leur journée de travail commence par des dizaines de kilomètres à parcourir à pied, et des kilomètres encore à parcourir sur la côte aride, courbées jusqu’au soir. Les risques de ce métier sont grands et multiples, d’autant plus qu’il est interdit par la loi». Voici le synopsis du film de Ons Kamoun qui, pendant les sept minutes de sa durée, nous a entraîné dans ce monde encore méconnu des glaneuses de clovisses à Kerkenah, qui vit actuellement un contexte particulier qui enfonce l’île dans son isolement à cause de l’immigration clandestine. Le film a pour titre «Les femmes du bord» (Al Akdam). Cinématographique dans son langage, le film réussit à faire adhérer le spectateur à la cause de ces femmes. Notons que les cinéastes ont accompagné Olfa Belhassine dans le cadre de ses enquêtes sur les femmes rurales à Regueb et à Kerkenah. D’une  durée de quatre minutes «Demain dès l’aube» (référence à Victor Hugo) est réalisé par Zeyneb Bouzid. Le film traite du sujet de la femme rurale de Regueb ( gouvernorat de Sidi Bouzid) qui travaille dans les champs et qui prend tous les  jours les camions de la mort. La réalisatrice a basé son film sur les témoignages de femmes uniquement qui ont expliqué les raisons sociales qui les poussent à côtoyer le danger des camions tous les jours. Le reste de la soirée sera consacré aux débats que ces deux films ont provoqué auprès du public. Les films sont disponibles sur le site medfeminiswiya.

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