S’il y a un grand absent dans la politique générale entreprise en Tunisie depuis l’avènement de la révolution de la liberté et de la dignité, c’est bien le développement régional dans le sens de la promotion des régions défavorisées ou considérées comme laissées pour compte durant plusieurs décennies et aussi dans le sens d’associer effectivement et concrètement les compétences et les cadres de ces mêmes régions qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, à la prise en charge de leurs régions et à la conception, voire à l’exécution des programmes et projets de développement qui répondent fidèlement aux préoccupations et aux véritables attentes des citoyens de ces mêmes régions.

Faut-il rappeler que lors des premiers mois de la révolution, la tendance générale était de faire accéder les régions et par ricochet les compétences régionales, toutes appartenances politiques confondues, au statut de partenaires à part entière dans la dynamique de développement et de création de richesse en rompant avec l’ancienne approche considérant les régions, plus particulièrement les forces qui s’y activent, comme d’éternelles assistées qui ne savent pas prendre les décisions opportunes pour leur promotion.

Malheureusement, avec les gouvernements de la Troïka I et II et ceux issus des législatives du 26 octobre 2014, la dimension région dans le sens de la responsabilisation de ces zones et de leurs cadres n’a pas bénéficié de l’intérêt et de l’importance qu’elle mérite dans l’action gouvernementale au point que les Tunisiens des régions intérieures se sont sentis écartés ou oubliés de l’œuvre nationale de développement et ont manifesté certains signes de contestation et de rejet qui sont allés jusqu’au déni de l’autorité publique.

Aujourd’hui, avec le retour de l’inclusion de la région et de ses besoins dans l’action gouvernementale quotidienne, l’on est en droit de s’attendre à ce que les malentendus soient dissipés et à ce que les dossiers les plus épineux soient résolus grâce justement à ce climat de confiance, d’écoute et de participation distinguant désormais les rapports établis entre le centre de décision et les régions.

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