Entre riposte et baisse de ton, certaines parties n’arrivent toujours pas à distinguer ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. De cela résulte un aspect particulier chez les donneurs de leçons: ce qui peut être juste peut ressembler comme deux gouttes d’eau à ce qui ne l’est pas. Résultat: licite et illicite se confondent et ont, en guise de séparation, des degrés de nuance très proches !

La rupture franche avec les années post-révolution n’est pas une simple parenthèse. C’est bel et bien la fin d’une décennie noire, désastreuse et préjudiciable qui a mené la Tunisie vers un terrain miné et aux conséquences fatales. Ceux qui sont dans le bain depuis 2011 n’ont jamais su ajuster leurs convictions et leurs certitudes en fonction d’une Tunisie nouvelle. L’ennui aujourd’hui est de faire comprendre aux polémistes de l’intérieur,  comme de l’extérieur et qui ne veulent toujours pas comprendre, qu’une nouvelle ère commence en Tunisie.

L’appréciation sur la Tunisie post-25 juillet 2022 peut être bonne et surtout prometteuse puisque le pays est lancé sur une nouvelle voie qu’il renoue avec sa réelle vocation et qu’il se réconcilie avec son passé, son présent et son avenir.

La lutte contre la corruption et les poursuites judiciaires à l’encontre de tous ceux qui en ont bénéficié, l’assainissement du paysage politique et le changement du régime, tout en préservant le rôle de contrôle du Parlement, la mise en place d’un système équilibré partagé entre l’économie libérale et sociale, et son intégration en corollaire avec l’économie sociale de solidarité, la mise en avant de la bonne gouvernance des richesses naturelles et l’exploitation de ressources humaines, tout cela et tant d’autres mesures ont été  favorablement accueillis par les Tunisiens.

Cette même appréciation peut être aussi moins bonne dans la mesure où l’activation du rôle social de l’Etat ne répond pas toujours aux attentes des Tunisiens, et notamment la classe vulnérable, et où l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens tarde encore à se concrétiser. Idem pour les services de transport, de la santé et de l’éducation. En dépit de la lutte contre la corruption, l’Etat est encore incapable de libérer l’économie nationale de l’emprise des lobbies et des circuits de distribution. Autant dire que le chantier est encore ouvert et que le pays encourt encore des risques certains.

Cela ne donne pas pour autant le droit à certaines parties de recourir à l’étranger pour régler des comptes politiques, ou plus précisément pour recouvrer des avantages et des privilèges qu’ils ne méritent pas.

Quel que soit le contexte, la Tunisie aura toujours un statut à défendre, des acquis à préserver. Ce n’est pas toujours facile, mais le défi face aux tentatives d’ingérence mérite chaque fois d’être relevé.

La manière dont le processus de rectification démocratique a été mis en cause revient à dire et à penser que c’est la Tunisie qui est aujourd’hui attaquée dans son indépendance et sa souveraineté. Faute de reposer sur des observations objectives, les a priori et les arguments non fondés avancés sur la Tunisie sont inacceptables.

Entre riposte et baisse de ton, certaines parties n’arrivent pas toujours à distinguer ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. De cela résulte un aspect particulier chez les donneurs de leçons : ce qui peut être juste peut ressembler comme deux gouttes d’eau à ce qui ne l’est pas. Résultat: licite et illicite se confondent et ont, en guise de séparation, des degrés de nuances très proches les uns des autres !…

Ce sont ces mêmes parties qui n’arrivent pas à réaliser que la souveraineté appartient au peuple. Aux Tunisiens et aux Tunisiennes qui ont exprimé leur volonté lors du référendum du 25 juillet dernier…

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