Trois mois après l’annulation brutale de la manifestation en mai 2022, une 3e édition du Festival du cinéma méditerranéen « Manarat » est annoncée à la hâte du 30 août au 2 septembre 2022.

Une édition maintenue à l’occasion du centenaire du cinéma tunisien et qui aura lieu sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et du Cnci. Un nouveau comité directeur est présenté, avec à sa tête Nidhal Chatta, directeur de l’édition, Henda Haouela, directrice artistique, et Khaled Azek, chargé de la direction du Cnci.

La manifestation permettra au public de visionner des films sur grand écran en soirée, à la plage. Elle aura lieu durant quatre jours et se déroulera dans 4 plages : La Goulette, Ezzahra, Hammamet et Bizerte. 30 films programmés dans cette édition sont proposées, mais seuls 5 sont annoncés pendant la conférence de presse et dans le catalogue de l’édition : le libanais « Sous le ciel d’Alice » de Chloé Mazlo, « Illusions perdues » de Xavier Giannoli, « Les épines du Jasmin » de Ghassen Chamit, « Re-destruction » de Simon El Haber et un long-métrage pour enfants « Tad l’explorateur et la table d’Emeraude » d’Enrique Gato.

Pas de courts-métrages, pas de cérémonies d’ouverture, de clôture, ou de compétitions de films. La gratuité est prônée et, au moins, deux sections sont annoncées : «Manarat de cap en cap» et : «Manarat sous les étoiles », sans donner davantage de détails sur leurs contenus ni sur les horaires détaillés des projections prévues pendant les soirées.

Par ailleurs, une exposition photo, à « l’occasion des cent ans du cinéma tunisien », aura lieu au palais du Baron d’Erlanger ainsi qu’une projection du dernier film inédit de Lotfi Bahri. « Panorama : cent ans de cinéma tunisien » retrace les moments forts qui ont fait le cinéma tunisien sur 100 ans. L’exposition photo commémore le centenaire de la première projection du film tunisien « Zohra » de Samama Chikli, sorti en 1922 à Tunis. « Manarat », l’association ciné-sud patrimoine, avec le soutien de la Cinémathèque de Bologne, tiendra une exposition de 100 photos sur l’univers de ce pionnier du cinéma, avec des photos de tournage, des coulisses, et des photos de son actrice principale Haydée Tamzali. L’exposition de photographies est mise en place par le cinéaste Mohamed Chalouf. L’édition est présentée comme étant engagée écologiquement et ouverte sur la thématique de la biodiversité. Une table ronde « Culture et biodiversité » aura lieu le 1er septembre au palais Ennejma Ezzahra, sans horaires précis et intervenants mentionnés. 3 master class auront lieu également du 31 août au 2 septembre autour de « L’image fixe et de l’image sous-marine : regards et technicité ». Elles seront animées par Imed Aissaoui, Slim Medimech, Nidhal Chatta et Hassen Amri. Cette programmation reste ouverte à la génération montante de cinéastes et étudiants en cinéma issus des écoles de cinéma de Tunisie et du pourtour méditerranéen.

Selon Henda Haouala, directrice artistique de cette édition. Une plateforme qui rassemble leur travail verra le jour. Au moins 3 journées de formation et de projection de leurs films courts ou essais sont à prévoir. Gérard Sebag, journaliste, Carole Aboud, actrice et productrice libanaise, Agnes Schmouker, productrice, Cinzia Bomoll, productrice et réalisatrice, et Naceur Khemir, réalisateur, seront les invités d’honneur de l’édition. « Après deux ans sans ‘‘Manarat’’, il fallait annoncer un retour, modeste, et qui se fait dans un esprit de transition ambitieuse », déclare le comité directeur. Après deux éditions réussies, en 2018 et 2019, et deux autres annulées, « Manarat » ne s’inscrit pas dans une continuité. Le contenu final de la programmation reste imprécis à l’heure où nous écrivions.

Charger plus d'articles
Charger plus par Haithem Haouel
Charger plus dans à la une

Laisser un commentaire