Le projet d’appui « start-up et PME Innovantes » a été lancé en mai 2019, par la signature de l’accord de projet entre la  Caisse des dépôts et consignations (CDC)  et la Banque mondiale (BM), suivi de la signature de l’accord de prêt, en janvier 2020, entre le gouvernement tunisien et la Banque mondiale. Il s’inscrit dans le cadre du programme national «start-up Tunisia », sous la tutelle du ministère des Technologies de la communication et de la transformation digitale et du ministère de l’Economie et de la Planification.

Le projet d’appui « start-up et PME Innovantes », financé principalement par la Banque mondiale, vise à catalyser la création et le développement des start-up et PME innovantes tout en stimulant les perspectives économiques et d’emploi pour la jeunesse tunisienne. Le projet est exécuté par la CDC, en collaboration avec « Smart Capital », et permet notamment, la création d’entités-clés chargées de la mise en place d’un pipeline viable pour les investissements futurs.

Dans ce contexte, Nejia Gharbi, directrice générale par intérim de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a déclaré que ce programme s’articule autour de deux composantes majeures, à savoir le financement par des fonds propres et quasi-fonds propres pour les start-up et PME innovantes et l’appui à l’écosystème et à l’entreprise pour les start-up et PME innovantes. La CDC a financé la première composante par la souscription au Fonds de fonds dénommé «Anava» pour 40 millions d’euros, pour une taille cible de 200 millions d’euros ainsi que la souscription pour 17 millions de dollars dans le fonds « Innovatech » dédié aux PME Innovantes pour une taille cible de 34 millions de dollars. L’objectif essentiel du projet « start-up et PME Innovantes » est de renforcer la dynamique holistique de soutien aux start-up et PME innovantes incluant, en particulier, celles dirigées ou portées par des femmes ou situées dans les régions intérieures du pays.

Mobilisation d’investissements privés

De son côté, Alexandre Arrobbio, manager pays de la Banque mondiale en Tunisie, a révélé que « le projet d’appui start-up et PME innovantes » est financé par la BM à hauteur de 75 millions de dollars.  Le projet se concentre sur la mobilisation d’investissements privés et est destiné non seulement aux start-up et PME innovantes à fort potentiel de croissance, mais, également, aux acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat.

Le projet du Fonds de fonds, dénommé « Anava », a été lancé en mars 2021 avec un investissement de base de 45 millions de dollars et dans un fonds de fonds pour soutenir toutes les start-up de croissance, alors que le « Fonds Innovatech », lancé en février 2022, dédié au financement des PME innovantes, a démarré avec une première souscription de la CDC pour un montant de 17 millions de dollars.

A travers ce fonds spécialisé, le projet apportera aux PME tunisiennes à la fois du financement et de l’appui technique de qualité pour renforcer l’innovation technologique nécessaire pour améliorer leur productivité et réduire leur coût pour se positionner à l’international.

Par ailleurs, Arrobbio a ajouté : «A travers ses différentes composantes, nous pensons que ce projet joue un rôle important dans la relance post-Covid de l’économie tunisienne, mais également dans les efforts continus de création d’emplois ». « La BM a été parmi les partenaires les plus importants en Tunisie à appuyer le secteur privé.

Nous pensons que la relance économique et le développement du secteur privé en général sont très importants pour la Tunisie et surtout dans la période  post-Covid », a t-il encore déclaré. Le programme a pour mission d’appuyer l’écosystème entrepreneurial en catalysant la création, la croissance de jeunes de PME innovantes.

« En Tunisie, l’accès au financement reste une contrainte pour les start-up et les PME innovantes, nous essayons avec le gouvernement et la CDC, mais aussi avec le secteur bancaire, de soutenir les PME qui constituent finalement la croissance de demain.

Cette coopération avec le gouvernement tunisien a permis d’améliorer la compétitivité de la chaîne logistique et de développer également l’export, notamment celui des services. Ce projet va aussi contribuer indirectement à l’internationalisation des entreprises tunisiennes », a conclu Alexandre Arrobbio.

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