Pour redevenir ce grand Stade Tunisien craint par tous, les promus bardolais doivent désormais placer la barre très haut à tous les niveaux. Tout d’abord en convoitant au minimum la première partie du tableau en championnat, car viser le maintien serait forcément considéré comme une offense, une atteinte à l’honneur de dizaines de milliers de fans.

Actuellement donc, à l’heure où le ST ouvre un nouveau chapitre de son histoire, le défi de performance s’annonce de taille. Mais plus encore au niveau local, les places d’honneur doivent représenter un objectif plus important dans le microcosme bardolais que dans le passé. Autrement dit : tout ce qui n’est pas une place proche des hautes sphères (pied du podium) apparaîtra au final comme formellement interdit sur le carnet de bord du bataillon à Skander Kasri.

Et maintenant, en attendant le début des hostilités, et depuis quelque temps déjà, les Stadistes ont eu droit à un programme relativement corsé et même copieux par moments, l’objectif étant, bien entendu, de ne griller aucun joker d’entrée de compétition.

Après plusieurs emplettes intéressantes effectuées, une forte mobilisation entrecoupée de tests qui se sont achevés sous fond de satisfaction relative, le ST retrouvera bientôt la Ligue 1, et après, on devrait déjà en savoir davantage sur ce que cette équipe a vraiment dans le ventre.

C’est reparti comme à la grande époque…

Ces derniers temps donc, après le saut de qualité effectué la saison passée en Ligue 2 où le ST a survolé les débats, le recrutement intervenu en cette intersaison s’est, semble-t-il, fait avec rigueur avec un club qui a ciblé de bonnes pioches, quelques jeunes et globalement des valeurs sûres et des joueurs à fort potentiel, le tout accompagné de quelques vieux briscards soigneusement choisis. En clair, pour marquer leur retour parmi l’élite, les Haithem Jouini, Wissem Bousnina, Bilel Mejri, Sanad Khemissi, Ayoub Tlili, Nidhal Ben Salem, Sadok Touj et Oussema Shili ont été recrutés, alors que volet flux sortants, seulement Helmi Jouidi passé à Monastir et Ahmed Amri, qui a mis le cap sur Soliman, sont partis.

En ce moment donc, l’engouement et la ferveur sont de retour au Bardo, et le groupe de joueurs prend forme sous la baguette du coach Skander Kasri, appelé à bâtir un collectif au style versatile, capable aussi bien d’assumer la possession que de jouer habilement en transition. Ne pas trop s’avancer sur ce terrain cependant, même si déjà, la saison passée, en Ligue 2,  le ST a amorcé sa remontée, ce qui nous  laisse penser que la saison d’après (celle à venir), l’on pourrait entrevoir un fragment de sa gloire passée.

La renaissance au prix d’efforts colossaux

Au Stade Tunisien, actuellement, la stabilité, c’est un peu le maître mot, même si, cet été, les Bardolais ont connu de grands bouleversements, volet effectif. Cependant, du côté des supporters, le vœu pieux est de voir le club enfin franchir un nouveau palier. En l’état, il y a de bonnes raisons d’espérer, surtout après  un mercato actif  qui est venu compléter un effectif déjà bien rodé.

Maintenant, plus que jamais, l’on peut s’avancer à dire que «Le Stade Tunisien est bâti sur pierre, le Stade Tunisien ne périra jamais».

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Charger plus par Khaled KHOUINI
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