L’université n’est plus une tour d’ivoire dont les travaux ne se laissent pas sentir sur la société, elle est au cœur du débat, y participe et apporte son regard et son analyse. Insaniyatt fait partie de ces belles initiatives qui font, d’un bouillon intellectuel, un miroir réflectif des questions de première urgence. Les crises du monde contemporain en sont le centre et la périphérie. Du 20 au 24 septembre, une première édition de Insaniyatt se place en première ligne pour débattre, réfléchir, confronter les théories et se frotter à la réalité.

Enfin la pensée et la réflexion scientifique prennent la parole, elles s’organisent, s’approprient l’espace, déploient ses compétences et débattent autour de questions à mettre au cœur d’échanges. Entre le Campus de l’Université de La Manouba et la Cité de la culture, ce sont 21 conférences qui se tiendront tout au long des journées de Insaniyyat. 250 ateliers divers, 41 tables rondes autour de sujets multiples et 16 cercles de formation dans divers domaines. Un Symposium scientifique pluridisciplinaire autour du thème : «Crises » aura aussi lieu en plus d’un Congrès scientifique regroupant des conférences, tables-rondes et panels sur les recherches conduites dans les différents domaines des sciences humaines et sociales, ainsi que les thèses remarquées sur les grands défis actuels de l’histoire. D’autres rencontres rassemblant plus largement acteurs des sciences humaines et sociales, écrivains, intellectuels et artistes autour des pratiques et des enjeux actuels, des études sur les différents langages, de la circulation multilingue des savoirs et des différents apports des sciences humaines et sociales pour la société. Et des ateliers pour doctorants des différents domaines des sciences humaines et sociales, une foire du livre et des manifestations artistiques et culturelles.

Ce forum, qui se tiendra du 20 au 24 septembre, est un rendez-vous scientifique couvrant toutes les disciplines des sciences humaines et sociales (sociologie, anthropologie, histoire, géographie, psychologie, sciences politiques, économie, droit…) en relation avec la littérature et les arts. Fruit de relations entre universités et laboratoires de recherche en Tunisie, au Maghreb, au Machrek, en Europe et en Afrique.

Mené par des enseignant(es) et des chercheur(es) en humanités, préoccupés par la situation régionale et mondiale et estimant que l’on peut appréhender les bouleversements en cours en s’appuyant sur les connaissances sociologiques et géo-politiques accumulées. Prendre conscience des besoins de l’époque appelle une réflexion commune pour comprendre les difficultés partagées et échanger des expériences et des visions critiques sur les situations individuelles et collectives que nous traversons.

L’un des défis les plus importants de la rencontre est de dépasser les barrières linguistiques intrinsèques aux spécialisations scientifiques. La mondialisation impose un effort cognitif supplémentaire dans le champ de la traduction. Celle-ci sera déclinée sous plusieurs formes afin de faire d’Insaniyyat un espace vivant et diversifié permettant aux étudiant(es), enseignant(es) et chercheur(es) de tous les pays, spécialités et générations, d’échanger et de confronter recherches, cursus et méthodes.

Organisé par les universités de La Manouba (UMA), de Tunis (UT) et de Tunis El-Manar (UTM), l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (Irmc) ,le GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique, Moyen Orient et Mondes Musulmans) et la Semomm (Société d’étude du Moyen-Orient et des mondes musulmans), en plus d’un partenariat avec d’autres institutions et organisations académiques et culturelles, Insaniyyat, comme précise son comité d’organisation, est un évènement d’envergure internationale qui verra la présence de quelque 1.500 participants venant d’une quarantaine de pays.

L’objectif étant de mettre les bases d’une réflexion collective sur ces crises et ces fléaux, d’édifier un réseautage, le plus large possible, entre toutes les parties prenantes dans ce projet, et de revaloriser le rôle des sciences humaines et sociales dans la vie des différentes sociétés, mais aussi dans l’enseignement et la recherche.

Un forum pluridisciplinaire qui touchera de multiples domaines, comme les arts, la littérature, la sociologie, l’environnement, le digital et autres activités culturelles, et qui rassemblera, non seulement chercheurs et académiciens, mais aussi étudiants, hommes de lettres, artistes ou penseurs…

Le but final de ce Forum est de s’ouvrir encore plus sur le monde, avec l’intention de le déplacer, pour les prochaines éditions, dans d’autres pays après que la Tunisie a démontré tout ce dont elle dispose comme capacités humaines pour réunir le maximum de penseurs, relever les défis, gagner les paris,  et réussir un événement qui rassemblera une bonne partie de ce monde…

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