Dans un communiqué rendu public hier, l’Association tunisienne des directeurs de journaux, a exprimé son profond regret suite à la décision prise par la direction de Dar al Anwar de mettre fin à la publication de  l’hebdomadaire Al-Anwar, et ce, après un parcours de 41 ans. « Ce qui est choquant est que cet hebdomadaire était basé sur un modèle économique et une ligne éditoriale qui ont réussi au cours des quarante dernières années », s’étonne l’ATDJ.

L’ATDJ, regrette la fermeture du journal Al-Anwar, rappelle à cet effet que les causes de la mort de la presse papier sont connues de tous, mais déplore l’absence d’une volonté politique pour sauver le secteur malgré

les divers cris de détresse lancés, avertissant du danger d’extinction qui guettait la presse papier tunisienne. De ce fait, l’ATDJ affirme avoir appelé plusieurs gouvernements à prendre les décisions nécessaires à même de maintenir à flot les entreprises de presse avec un minimum de revenus pour s’assurer que les journaux restent imprimés.

« Bien que certaines décisions aient été annoncées, et qui d’ailleurs ne représentent pas un fardeau pour l’Etat, elles sont restées lettre morte », indique l’ATDJ.

De ce fait, le comité directeur de l’ATDJ, considère que la disparition de chaque journal est la disparition d’un point de vue différent et d’une autre couleur intellectuelle synonyme du déclin progressif des espaces de la liberté d’expression.

A cet effet, elle alerte sur la gravité de la situation qui prévaut dans le secteur et appelle de toute urgence à répondre aux revendications de la profession dans les meilleurs délais, « sans se perdre dans son aspect juridico-technique, et d’être ferme dans l’application des mesures annoncées en tant qu’engagement du gouvernement à sauver, soutenir et aider la presse à remplir son rôle ».

S.R.

Charger plus d'articles
Charger plus par La Presse
Charger plus dans Actualités

Laisser un commentaire