En 2022, le festival « Jaou » prend l’allure d’une biennale artistique. La manifestation, dans sa 6e édition, se consacre surtout à l’art de la photographie et présentera à son public, du 6 au 20 octobre 2022 une programmation diversifiée consacrée au cinéma, au théâtre et à la musique.

C’est dans cette place mythique qu’est « la Bourse de Travail de Tunis » que s’est tenue la conférence de presse de « Jaou Tunis », désormais connue sous l’appellation « Jaou Photo » ou « Jaou Arts ». Le chorégraphe, Wael Merghani et les deux musiciens, Kays Bourguiba et Islem Dridi ont accompagné ce moment consacré aux médias et aux partenaires.

Pour sa 6e édition, maintenue en partenariat avec l’Institut français de Tunisie, 165 artistes seront visibles dans 15 expositions, 12 rencontres-débats, 300 panneaux urbains, 9 rencontres professionnelles, 7 performances de danse, 7 concerts de musique et 2 performances de théâtre feront les trois semaines du festival dans tous les lieux à vocation artistique et culturelle, mais surtout dans l’espace public, et dans la grande artère de la capitale « L’Avenue Habib Bourguiba ». Plus de 40 nationalités prendront part à cet évènement.

Une programmation riche qui incite à l’échange, à l’esprit participatif, aux convergences des idées, des débats autour d’une seule thématique « Le corps dans tous états » ou à « L’image en mouvement ». La grande exposition à ciel ouvert commissionnée par Karim Sultan et Olfa Feki rassemble 300 panneaux urbains déployés sur les grands axes routiers de la capitale et sur l’allée centrale de l’avenue, sans oublier  les jardins de l’ancienne Bourse du travail qui auront pour vocation d’accueillir des expositions diverses et des concerts de musique.

À coups de communication digitale efficace, la programmation dans ses détails est accessible en ligne et sur les réseaux sociaux. En musique, KatyBon, Bu Kolthoum, Yussef Dayes, Rasha Nahas, Deluxe, Fluka, Zbela Electro, Noura Mint Seymali répondront présent. Pour le théâtre, Essia Jaïbi présentera « Flagranti » et Aymen Mejri « Godot ». Place au 7e art, entre cinéma moderne et classique, avec « Camille » de Boris Lojkine, « La vie rêvée de Walter Mitty » de Ben Stiller et « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock. « Chawchra » de Selim Ben Safia, « Célébration » du duo Hafiz Dhaou et Aicha M’barek et « Chghol » de Rochdi Belgasmi seront également au programme.

« Sofiane Feki   a souligné, cette année, l’ouverture sur toutes les disciplines artistiques. « Jaou » s’étale dans d’autres régions, comme Sfax, Sousse, en plus de Tunis, afin que les citoyens et les festivaliers puissent vivre gratuitement et librement d’arts divers. 

Le festival s’est déroulé annuellement avant la pandémie et était davantage orienté vers l’art contemporain. « Notre but était de fluidifier l’accès à l’art contemporain pour le public et les jeunes surtout, déclare aux médias Lina Lazaar, vice-présidente de la Fondation Kamel-Lazaar, à l’origine de cette manifestation artistique d’envergure. Désormais, « Jaou Arts » se tiendra tous les deux ans en exploitant de nouvelles alternatives et axes socio-artistiques, thématiques et autres disciplines.

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