Comment peut-on classer le match Tunisie-Comores ? Un match amical, un test d’application ? En tout cas, c’est un match spécial dans le sens qu’on a tout fait pour que l’image ne sorte pas. Un match passé sous silence et à huis clos pour des raisons obscures.

Et surtout que la FTF, qui a les moyens techniques d’assurer un «live streaming» de haute qualité, ne l’a pas fait. Pire, le chargé de communication à la FTF a interrompu fermement un «live-streaming» assuré par des Comoriens. Triste comme attitude de la part de quelqu’un qui devrait faciliter et soutenir le travail non seulement des journalistes, mais aussi de ceux qui retransmettent. Résultat, en 2022, un match où il n’y a pas d’image, pas de son, pas d’information, un match top secret où seulement un Tunisien a eu l’intelligence et la gentillesse de filmer l’action du but et quelques séquences. Le plus inquiétant, c’est qu’on n’a pas d’arguments valables pour ce «black-out» du match Tunisie-Comores. La faute revient aussi aux médias tunisiens, essentiellement la Télévision nationale, absente de ce rendez-vous. Le même cas pour les radios et les journaux absents eux aussi. Peut-être aussi que la FTF, qui a pourtant affrété un avion spécial, ne voulait pas d’une présence médiatique et ne voulait pas (ça c’est évident) de couverture médiatique.

Ça va être une intrigue pour laquelle on n’aura pas d’excuses du tout. Ni l’enjeu du match, ni l’adversaire, en un mot, rien ne peut expliquer qu’on «zappe» la retransmission. Pas d’images TV, pas de «live-streaming», rien, même pas un compte-rendu écrit et instantané par le service communication de la FTF (un service déconnecté), rien sur ce match-tabou.

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