« Les incessantes accusations portées contre le mouvement Ennahdha sur fond d’une implication présumée dans le dossier de l’envoi des Tunisiens vers des foyers de tension n’est autre qu’une maigre tentative visant à éclabousser le parti et ses responsables », a fait savoir Ali Laarayedh, vice-président du mouvement Ennahdha.

Ces accusations émanent de ceux qui sont réputés pour être des ennemis jurés du mouvement Ennahdha, a ajouté Laarayedh, soulignant que « leur but ultime est de détourner l’attention de l’opinion publique sur la cherté de la vie, le chômage et la pauvreté. »

Revenant à l’époque où il était à la tête de la primature, Laarayedh a affirmé être premier à classer le groupe « Ansar Chariaa » organisation terroriste en Tunisie au moment où l’actuel président de la République, Kais Saïed, s’est porté en fervent opposant à cette décision, à l’instar d »un nombre d’organisations de défense des droits de l’homme, telle que Human Rights Watch (HRW).

Et Laarayedh de poursuivre que lorsqu’il était au poste de ministre de l’intérieur et lors de l’incident terroriste survenu en février 2012 à Bir Ali bin Khalifa (gouvernorat de Sfax), il a donné ses instructions aux autorités sécuritaires pour accélérer le démantèlement d’une organisation armée affiliée à « Ansar Chariaa » et dévoiler sa structure, ses sources de financement, ses objectifs, ses plans et ses membres.

Pour rappel, Interviewé en 2013 par la chaîne « Al Arabiya.net », alors qu’il était encore à l’université, le président Kais Saïed avait jugé illégale la décision de classer Ansar Chariaa organisation terroriste.

La décision du gouvernement comporte un message adressé à l’étranger, avait-il commenté avant d’ajouter que c’est au pouvoir judiciaire indépendant que revient, au final, la compétence d’incriminer ou de condamner une personne pour la commission d’un acte répréhensible par la loi. Il est à noter également que d’autres personnalités de l’époque ont vivement critiqué le classement de l’organisation « Ansar Chariaa » comme organisation terroriste, à l’instar de Ahmed Rahmouni, président de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la justice et Sadok Chourou (Ennahdha). La justice a accusé Ansar Chariaa d’avoir attaqué l’ambassade et l’école américaine de Tunis en 2012. Un incident qui a provoqué d’importants dégâts matériels.

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