Un match-gala contre le grand Brésil, l’occasion de montrer une solidité et une cohésion du groupe. Pas facile du tout, mais on a confiance en nos joueurs et en notre sélectionneur.

Cette fois, nos joueurs ne vont pas voir les Vinicius, Neymar, Rodrygo, Fabinho, Marquinhos, Casemiro, Raphinha, Thiago Silva en télévision ou sur leurs téléphones. Ce soir, ils vont les affronter en chair et en os au Parc des Princes dans le cadre d’une tournée que fait le Brésil avant la Coupe du monde. Jouer contre ces Brésiliens, capables de produire des joueurs sublimes au fil des générations, est un rêve.

Et jouer le Brésil même en amical est une chance pour tout joueur international. Et comme ce match intervient à moins de deux mois du Mondial, tout l’intérêt pour Jalel Kadri et ses joueurs est de bien évoluer et d’afficher un visage rassurant.

Pour ceux qui réclament un résultat probant, il faut reconnaître que la mission n’est pas du tout aisée. On joue un Brésil dont les individualités tournent à 100 à l’heure en ce moment. Il y a un écart technique de taille entre ces stars et entre nos joueurs. Mais ce n’est pas un handicap pour créer la sensation. Sur un match amical, quand la tête et les jambes répondent présent, le résultat peut venir. Ce qu’on attend de notre équipe nationale ce soir ? Qu’elle fasse honneur au football tunisien, qu’elle rassure son public, qu’elle ait une attitude honorable. Et surtout que Jalel Kadri, qui n’a pas perdu le moindre match et encaissé le moindre but depuis son arrivée, stabilise ses choix et trouve la meilleure formule.

Entrejeu renforcé…

Quand on joue devant une sélection du calibre du Brésil, il faut faire attention à tous les détails. Les 90’ doivent être minutieusement préparées et gérées. Jalel Kadri aurait face à lui une formation brésilienne un peu remaniée avec une rotation que Tite (sélectionneur brésilien) affectionne, mais cela ne veut nullement dire que le Brésil serait prenable. Ceux qui se trouvent sur le banc ont une valeur proche de ceux qui jouent d’entrée.

Kadri va donc renforcer son milieu de terrain pour bloquer les départs d’un Neymar en grande inspiration et empêcher, autant que possible, la relance de Casemiro ou de Fabinho. Les Skhiri et Aidouni vont donc devoir courir et intercepter des balles.

Trois milieux défensifs costauds et aussi des milieux offensifs qui contribuent au travail défensif, ce sera le choix (forcé) de Kadri. On ne peut se permettre de laisser des espaces pour des joueurs très forts et incisifs comme les Brésiliens. Reste alors la question de savoir qui jouera à côté de Talbi (Ghandri ou Bronn), qui évoluera en pointe de l’attaque — et si Khazri serait «sacrifié» en attaquant de pointe pour libérer une place en milieu à un Ben Slimène par exemple.

En tout cas, c’est à Kadri de bien mêler ses cartes et de bien parfaire ses plans de jeu. L’essentiel est que les joueurs soient conscients de ces 90’. Il y aura beaucoup à dire sur ce match, ça c’est certain.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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