Un appel a été lancé à la Sonede en vue de déployer plus d’efforts et de mobiliser les fonds nécessaires à la maintenance anticipée des ouvrages hydrauliques et des réseaux usés dans toutes les régions du pays et notamment dans celles qui sont assoiffées.

Selon l’Observatoire tunisien de l’eau, notre pays est entré au cours de cette saison estivale comme les années précédentes dans une phase caractérisée par des coupures fréquentes de l’eau potable, ce qui a suscité le déclenchement de mouvements de protestation réclamant le droit de la population à cette ressource vitale. Ces mouvements ont coïncidé avec la présentation du projet du Code des eaux dans une nouvelle version, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Or, il s’est avéré que la société civile, les experts et les parties prenantes dans le secteur de l’eau n’ont pas été impliqués dans l’élaboration dudit Code, estime l’Observatoire tunisien de l’eau. Le suivi quotidien des problématiques relatives à l’eau par l’Observatoire, qui a effectué des analyses de plusieurs données et indicateurs, conclut que cette période est difficile et des défis sont prévus au cours de la prochaine période.

Exploitation anarchique
D’autant plus que les services de l’eau ont connu une dégradation en l’absence d’une stratégie nationale efficiente pour la bonne gouvernance de nos ressources hydriques qui sont exploitées anarchiquement. En outre, l’Observatoire a prévenu les parties concernées que cet été ne sera pas différent des autres saisons estivales qui ont connu une période de soif suite au manque de sérieux de volonté de la part du ministère de tutelle et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) pour éviter une telle crise.
C’est pour cela que l’Observatoire tunisien de l’eau annonce sa solidarité avec les personnes assoiffées et avec tous les mouvements de protestations qui réclament leur droit à l’eau qui est garanti par la Constitution et toutes les conventions internationales. Il se dit, par ailleurs, contre les politiques d’exclusion, de marginalsiation et de privation des droits.
Un appel a été lancé à la Sonede en vue de déployer plus d’efforts et de mobiliser les fonds nécessaires destinés à la maintenance anticipée des ouvrages hydrauliques et des réseaux usés dans toutes les régions du pays et notamment dans celles qui sont assoiffées. Elle doit améliorer également sa politique de communication pour informer qui de droit et en temps opportun des coupures de l’eau.
L’Observatoire prévient les parties prenantes des agissements des lobbies dont l’objectif est de marginaliser le secteur de l’eau et qui appellent à sa privatisation tôt ou tard. Cette privatisation est devenue un choix central des pouvoirs publics, selon l’Observatoire, et cela peut se vérifier dans le projet du Code des eaux qui a été élaboré unilatéralement par le ministère de l’Agriculture avant son approbation par le Conseil des ministres pour le soumettre, par la suite, à l’Assemblée des représentants du peuple.

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