Aucun vainqueur de cette énième affaire (bras de fer) entre la FTF et le CSChebba. Entre Wadii El Jary et Taoufik Mekacher. Tous les deux fautifs, chacun à son niveau. Et vis-à-vis du monde du football, annuler la reprise du championnat, qui commence déjà assez tard, à quelque temps de l’horaire convenu, est une aberration. Plus que cela, une mascarade qui a de très mauvaises répercussions sur l’image du championnat (déjà ternie au fil des saisons) et du football tunisien. Ce qu’on peut retenir de cette malheureuse affaire, c’est que l’obstination et le sensationnel ont pris le dessus sur toute solution sensée. On pouvait «enterrer» cette affaire au moment de son déclenchement, avec des sentences prises à temps et sans subjectivité. Au contraire, on a laissé traîner ce dossier d’évocation du CSChebba contre le CA, et joué le play-off et le play-out, alors qu’entre-temps, Taoufik Mekacher avait bien manœuvré pour constituer un dossier solide et obtenir gain de cause pour la deuxième fois auprès du TAS. Il crie victoire, oui, mais lui aussi n’est pas exempt de reproches avec son style «agressif» non seulement contre El Jary, mais aussi contre les autres clubs qui ne peuvent plus tolérer un retard de plus de la reprise. Le CSChebba réintègre la Ligue 1, la FTF et El Jary encaissent, mais encore une fois, ce dossier pouvait être géré autrement. Même en été, et avant que le TAS ne se prononce. Il fallait du bon sens, de l’humilité et l’art de faire des compromis pour l’intérêt de ce qui reste d’un championnat discrédité. L’une des leçons à tirer de cet imbroglio, c’est que la FTF, qui a le monopole de gérer tout le foot tunisien (sur demande de clubs complices par leur passivité), doit reconnaître son échec cuisant à gérer le championnat. Ses outils et sa manière ont été «assommés» par le verdict du TAS.

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