La Tunisie a trébuché face à l’Angola à cause des choix inappropriés de son staff technique. La possibilité de se ressaisir dépendra d’une rectification rationnelle du tir, basée sur la logique et l’évidence.

Personne ne connaît la vraie nature de la relation entre le coach national Alain Giresse et ses adjoints, notamment Maher Kanzari et Férid Ben Belgacem. Pourquoi en parle-t-on déjà? Eh bien, tout simplement parce qu’après le match d’ouverture de notre onze national joué avant-hier à Suez face à l’Angola, on a la certitude que le problème de coaching, qui était manifeste même pour les profanes, réside dans la mauvaise collaboration entre Giresse et ses adjoints.
En effet, avec l’effectif qui se trouve actuellement à la disposition du staff technique national, la Tunisie doit, en toute logique, aller très loin dans cette CAN d’Egypte.
Seulement, la manière avec laquelle notre sélection a évolué dans son premier match laisse énormément à désirer. Et déjà, chroniqueurs, journalistes, consultants et anciens joueurs y sont allés chacun de sa propre critique technico-tactique de ce premier demi-échec des nôtres qui, sur le papier, partaient largement favoris avant le match.
Mais, en réalité, rares sont ceux qui ont mis le doigt sur le vrai problème qui pèse sur la gestion de cette équipe aux potentialités indéniables.
A mon humble avis, il y a deux hypothèses qui tiennent la route et qui nous permettront de décortiquer objectivement le problème d’incompatibilité existant entre Giresse et ses adjoints.

Les joueurs sont «irréprochables»
Commençons d’abord par le mauvais coaching qui n’a échappé à personne et qui a mis à nu la fragilité de la coopération entre les membres du staff technique.
Le moins expérimenté des techniciens tunisiens n’aurait jamais commis les bourdes monumentales au niveau de la formation alignée d’emblée par Giresse. Et, même à la fin du match, quand il était devenu impératif de rectifier le tir, les bévues étaient en cascade. Nous n’allons pas revenir sur le fait que Farouk Ben Mustapha ne peut jamais être le gardien numéro un en Tunisie. Ou que Wajdi Kechrida ne brille de mille feux que s’il évolue à son poste de prédilection, celui d’arrière droit. Ou encore que Wahbi Khazri devrait être remercié s’il n’est pas animé d’une envie authentique de servir l’équipe nationale, etc.
Mais que tout cela échappe à Maher Kanzari en premier lieu et à Alain Giresse en second lieu, c’est cela la vraie aberration !
Cela nous conduit à reprendre les deux hypothèses, dont l’une ou les deux à la fois peuvent être à l’origine de la première problématique déjà constatée dans cette nouvelle aventure continentale.
La première consiste à suspecter un entêtement ahurissant du Français qui pourrait avoir fait fi des conseils de ses adjoints qui connaissent parfaitement la réalité de nos footballeurs et de notre football. Cela serait alors blâmable, car on ne doit jamais badiner avec le travail collégial mûrement concerté.
La seconde hypothèse porterait sur les choix qui auraient pu être suggérés par les adjoints de Giresse. Et si c’est le cas, cela nous amènerait à nous poser la question suivante qui a d’ailleurs été soulevée après la désignation des collaborateurs de Giresse : peut-on faire du neuf avec du vieux ? Car, en effet, l’expérience précédente vécue par l’équipe nationale quand elle était sous la férule des «intérimaires» Maher Kanzari et Mourad Okbi était tout simplement à oublier.
Quoi qu’il en soit, rien n’est encore perdu ! Il n’y a pas le feu ! Le tir peut être rectifié avant les deux matches restants contre le Mali, ce vendredi, et la Mauritanie, mardi prochain. Pourvu que l’on suive la logique des choses et que l’on fasse confiance aux joueurs les plus méritants dont regorge l’effectif sélectionné par Giresse.
Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, pardi !
Amor BACCAR

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