Plus connue sous l’appellation «Regards de femmes» et fondée en 2017,la manifestation cinématographique régionale s’étoffe et évolue malgré les difficultés.

Octobre rime depuis quelques années avec le festival cinématographique «Regards de femmes». Comme tout autre festival, ce rendez-vous n’a pas résisté aux aléas de la pandémie et s’est arrêté pendant 2 ans avant de reprendre vie dans un nouveau format. En effet, cette 4e édition a eu bel et bien lieu, depuis le 12 et jusqu’au 16 octobre 2022 au Centre culturel international de Hammamet Dar Sebastian, mais pas que… l’édition se déroulera également à Espace Jeleen à Nabeul et à la salle de cinéma de la Médina-Yasmine Hammamet. Toute la région vivra au rythme des courts métrages tunisiens et arabes programmés, ainsi qu’aux ateliers, aux présentations et aux rencontres. A travers les réseaux sociaux, la programmation a été annoncée et est consultable via la page Facebook active du festival «Regards de femmes ». Une aubaine pour les habitants de la région.

Le film court est à l’honneur en 2022

16 films de réalisatrices, originaires de Syrie, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de Jordanie, de Palestine et d’Egypte ont été retenus. Ensemble, elles concourront pendant le festival afin de remporter le prix du meilleur film et de la meilleure interprétation féminine. La sélection de films et le palmarès auront lieu sous l’égide d’un jury de professionnels composé de Noura Nefzi, présidente du jury, Hassan Kachach (acteur algérien) et Mélanie Irdale (Angleterre). Comme à l’accoutumée, Basel Ramsis, professeur égyptien spécialiste en réalisation et résident en Espagne, dirigera l’atelier d’écriture scénaristique, pendant toute la période de l’édition. Le film de clôture «Regards de femmes» sera l‘un des films courts, développé dans le cadre de cette manifestation. Zina Dagguèch, réalisatrice et actrice libanaise spécialiste en «Drama therapy», dirigera un atelier de «thérapie effectuée via le cinéma». Une table ronde autour de « La valeur artistique d’un scénario au temps des ateliers d’écriture » aura lieu et sera enrichie par la présence de Dorra Bouchoucha, productrice aux côtés de Basel Ramsis, Azza Saadi, scénariste et Mélanie Erdale, membre du jury. Ibrahim Aris présentera son livre dédié aux femmes dans le cinéma arabe, titré «La femme, avenir du cinéma arabe» (traduction littérale).

Une séance sera consacrée à la carrière de Randa Chahal, réalisatrice libanaise engagée, décédée en 2008 après un parcours de lutte exemplaire, mené à travers ses réalisations. Un atelier de production de contenu vidéo et de films est également programmé par la Ftcc et le Ticdce. Un prix sera décerné au meilleur film court dans cette section. Un panorama de projection est consacré cette année au cinéma autrichien, qui a commencé à fleurir au début du XXe siècle. Consacré aux professionnels, déjà présents sur les lieux du festival, le projet «Reclaim The Frame X International» vise à favoriser les échanges et les futures coopérations. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de professionnels, invités du festival déjà cité ci-dessus et festivaliers curieux et ravis de voir leur région célébrer le cinéma, en ces temps automnaux. Le film d’ouverture est celui d’Anissa Daoued «Le Bain». La cérémonie d’ouverture s’est déroulée à Yasmine Hammamet, à la salle de cinéma la Médina et a vu retentir des sonorités musicales recherchées, qui fusionnent du oud et de l’électro. Des airs qui revisitent une musique de film connu : celle des «Silences du palais» de feu Moufida Tlatli.

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