Comme un sentiment que les choses, toutes les choses(de la politique au ballon rond), vont pouvoir s’arranger.

On sait, hélas, on le voit, on le sent, on le pressent, que rien n’est moins sûr, que tout, pratiquement tout, est (sera), loin d’être résolu.Depuis le 25 juillet 2021, la politique se résume en une feuille de route et un contrôle systématique du Président Kaïs Saïed. La feuille de route est quasiment accomplie. Consultation populaire, nouvelle constitution, référendum et victoire du oui, et nouvelle loi électorale. Ne reste que les législatives du 17 décembre prochain et le vote, sans les partis, pour un nouveau parlement. Quatre étapes de franchies. Quatre défis.

Fût-ce, néanmoins sans accroc ? Le prochain, surtout, l’épilogue promis, rêvé, répondra-t-il aux vœux ?Aucun mal à l’admettre :la feuille de route de Kaïs Saïed a été contrée, voire mise en difficulté, d’emblée et «tout au long». La consultation populaire n’a intéressé que peu, très peu. Et à la nouvelle constitution et son référendum, à peine 25%. La nouvelle loi électorale lui coûte surtout l’opposition d’adversaires et partisans. Les législatives de décembre et le futur parlement draineront sûrement avec eux énormément d’ennuis et de regrets. Même «scénario» avec l’économie et le fameux prêt FMI. Ce prêt, longtemps quémandé, inespéré, est sur le point d’être acquis. Un sauvetage, un succès, vu les gros risques du moment ?

Najla Bouden et son gouvernement le clament avec fierté. Ils rappellent, aussi, que les 4, 3, ou 2 milliards du FMI serviront, également, à rassurer les autres prêteurs, et à faciliter l’obtention d’autres prêts. Confiance réacquise, moral rehaussé, oui, mais il est recommandé, aujourd’hui, de ne pas omettre que l’endettement de l’Etat équivaut à vingt, trente fois le prêt concédé. Que, par-dessus tout, les dettes de l’Etat n’ont de sens et d’efficacité que si elles servent à relancer l’investissement et la productivité. La situation actuelle du pays l’autorise-t-elle ? Nos gouvernants et nos concitoyens partent-ils dans cet esprit ? La décennie depuis la révolution a prouvé le contraire. Evitons donc les risques ; méfions-nous, surtout, des faux succès.

Exemple du foot pour finir. Le verdict du TAS ramenant Hilal Chebba à sa place en Ligue 1 a été salué, quasi unanimement, comme un succès. Succès de droit. Succès de justice. Succès à l’égard de tous sur un président de fédération abusif et intéressé. Un problème se pose, toutefois, et risque de nuire sur une longue durée. Le ministre des Sports intervient, prend position contre le bureau fédéral et annonce le «rétablissement de l’autorité du ministère de tutelle sur les affaires du ballon rond». Ce qui contrevient aux règlements non interventionnistes de la Fifa. Lourde facture possible : ce qui peut valoir à nos sélections nationales l’exclusion de toutes les compétitions internationales. Entraîné dans cette «guerre», le succès de Hilal Chebba n’encourt-il pas les risques d’un faux succès ?

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