CAN 2019 : Tunisie-Mali, cet après-midi à Suez (15h30) : En quête de confiance

Laisser de côté les idées biscornues et aligner une formation qui fait l’unanimité, telle sera la devise simple à suivre pour un spectaculaire rachat devant le Mali aujourd’hui. Nous en convenons entièrement.

L’entame de la CAN 2019, qui se déroule actuellement en Egypte, a enregistré son premier score fleuve (4-1). Ce fut l’œuvre du Mali aux dépens de la Mauritanie, deux membres du groupe de la Tunisie.
Ce fut là un grand message de dissuasion provenant du Mali, l’adversaire de la Tunisie cet après-midi au stade de Suez dans le cadre de la deuxième journée du groupe «E». Surtout que notre équipe nationale était loin de laisser de bonnes impressions au terme de son premier match de lundi dernier face à l’Angola (1-1).
La consternation des Tunisiens était spécialement provoquée par la manière avec laquelle notre sélection a évolué, et surtout par la formation bizarrement improvisée par Giresse, beaucoup plus que par le score de parité proprement dit. C’est que même en cas de victoire, le coach national et ses adjoints n’auraient pas été épargnés par les critiques les plus acerbes quant à leurs choix des acteurs du match et de la stratégie adoptée.
Après ce premier trébuchement, la piètre prestation de notre Equipe nationale a été longuement décortiquée et analysée. Et il est inutile d’y revenir davantage car il est désormais très important de tourner la page de ce demi-échec et de positiver pour l’intérêt de notre Equipe nationale qui a besoin du soutien inconditionnel de tout le monde tant qu’elle est en lice.

Il suffit de voir juste
On aurait aimé affronter le Mali avec un meilleur moral, car il s’agit là d’une vieille connaissance ou plutôt de l’une de nos bêtes noires devant laquelle la défaite n’est jamais exclue. Il suffit de rappeler notre fiasco devant le Mali, lors de la CAN de 1994, organisée dans nos murs (0-2) dans le match d’ouverture.
Aujourd’hui, on est dos au mur et une victoire devant le même Mali est vivement souhaitée si vraiment la troupe à Alain Giresse compte aller loin dans cette joute. Sur un autre plan, c’est tant mieux, car la Tunisie a souvent sorti le grand jeu quand elle est acculée. En témoigne par exemple son coup de brio (4-1) face à l’Egypte aux éliminatoires de la Coupe du monde de 1978, et ce, après sa défaite à l’aller au Caire (3-1).
Ce sera donc une sorte de double revanche à prendre par notre Equipe nationale qui est tenue de se racheter de sa déconvenue du match d’ouverture contre l’Angola et d’effacer l’affront de 1994. Tout à l’heure, les Msakni, Khazri, Sliti, Srarfi, Badri et consorts se doivent de réussir là où avaient «incompréhensiblement» échoué avant eux (en 1994) les Ayadi Hamrouni, Faouzi Rouissi, Adel Sellimi et compagnie.
Après les bourdes monumentales constatées face à l’Angola, les échos qui nous parviennent d’Egypte font état de la ferme volonté de rectifier le tir et de présenter le vrai visage de notre «onze» national.
En effet, ce n’est pas le score large réalisé par le Mali contre la Mauritanie qui pourrait intimider nos internationaux qui restent capables des meilleures prouesses.
A ce propos, il y a lieu de rappeler que le même Mali avait essuyé une historique raclée (6-0) devant le Maroc lors des éliminatoires de la Coupe du monde au mois de septembre 2017. Le Mali n’est pas aussi invulnérable qu’il le paraît ! Il faudra juste aligner la bonne formation et jouer comme on l’a fait lors des derniers matches de préparation. Bon vent !

Amor BACCAR

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