Plusieurs jurys ont attiré l’attention sur les difficultés ressenties chez les réalisateurs émergents pour créer et concrétiser leur travail dans leurs pays respectifs et levé le voile sur la réalité souvent affligeante d’une industrie cinématographique qu’il faut soutenir.

Lever de rideau de cette 33e édition trépidante des Journées cinématographiques de Carthage, marquée par de nombreux films : des interrogations,  des déceptions, des découvertes, des œuvres premières, des compétitions et des rencontres ont foisonné. La cérémonie a mis fin au festival  en annonçant le palmarès.

Des gagnants et des films primés annoncés en grande pompe, globalement à la hauteur des attentes du public. Les œuvres les plus brillantes se sont distinguées. Entre courts et longs métrages, fictions et documentaires, des sections comme «Cinéma du monde» ou «Takmil» ont permis au large public de visionner de nombreuses œuvres, issues du monde entier, spécialement africaines et arabes. 

La cérémonie a été marquée par la présence de la ministre de la Culture, Mme Hayat Guettat Guermazi, par des critiques de cinéma, réalisateurs, acteurs, pour la plupart, issues d’un cinéma du Sud et bien entendu de la Tunisie. L’actrice vedette Mona Ouassef, les gagnants primés, et des personnalités tunisiennes ont foulé le tapis rouge avant de procéder à la remise des prix. 

Le cinéma tunisien s’est distingué en raflant le Tanit d’argent pour «Sous les figues» d’Erige Shiri. Belle consécration annoncée juste avant l’annonce du Tanit d’or de la meilleure œuvre, remporté par Amis Shivji pour son long métrage «Les révoltés».

L’édition a été enrichie par la section Semaine de la critique qui s’est déroulée en présence d’invités – réalisateurs, notamment Charles Tesson, critique, Serge Toubiana, spécialiste en 7e art, Simon Rieth, jeune réalisateur. L’heureux gagnant n’est autre qu’Al Hadi Ulad Mohand pour son bouleversant long métrage «La vie me va bien». Un prix Semaine de la critique à vu le jour cette année. Il fait écho aux plus grands festivals du monde comme Cannes, Berlin ou Venise. 

La cérémonie de clôture a mis en lumière les jurys et les gagnants. Certains lauréats n’étaient pas présents pour recevoir leurs prix. Plusieurs jurys ont attiré l’attention sur les difficultés ressenties chez les réalisateurs émergents pour créer et concrétiser leur travail dans leurs pays respectifs et ont levé le voile sur la réalité souvent affligeante d’une industrie cinématographique qu’il faut soutenir. La liberté d’expression doit primer dans des contrées spécialement africaines et arabes et dans les pays du Sud. Un affichage des titres de films sur les écrans aurait permis aux cinéphiles et au public de retenir davantage le titre des films programmés lors de cette édition. Une 33e qui s’achève, mais dont il faut quand même retenir les enseignements ! 

crédit photo : © Abdelfattah BELAID

 


Clôture de la 33e édition des Journées Cinématographiques de Carthage : Le palmarès…

Après une semaine de projections, compétitions, rencontres, spectacles autour du cinéma, l’heure est au palmarès, qui clôture cette 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage. Et les gagnants sont :

Prix Semaine de la Critique de Carthage — Long métrage de fiction :

«La vie me va bien» d’Al Hadi Ulad Mohand

Prix du meilleur film Ciné-promesse

Première mention spéciale :

«Un Ballon» de Ouday Abdelkadhem Al Saidi

Deuxième mention spéciale :

«Edicius» d’Emir Haj Salah

Prix principal «Ciné-promesse»

«Ebounda» de Perrin Sambo

Prix Lina Ben Mhenni pour les Droits de l’Homme :

«Batata» de Noura Kevorkian

Prix compétition officielle des courts métrages documentaires

Mention spéciale :

«Edris» d’Emir Chenaoui

Le Tanit d’or du court métrage documentaire :

«Les gens classes» de Mohamed Firass

Le Tanit d’argent du court métrage documentaire :

«Tramadol» d’Adoum Moussa

Le Tanit de bronze du court métrage documentaire :

«5:1» de Sarah ben Saud

Prix compétition officielle des longs métrages documentaires

Première Mention spéciale :

«Faritra» de Rasoanaivo Tovonian

Deuxième Mention spéciale :

«Access denied» de Heifel ben Youssef

Le Tanit d’or du long métrage documentaire :

«Batata» de Noura Kevorkian

Le Tanit d’argent du long métrage documentaire :

«Nous étudiants» de Fariala Rafiki

Le Tanit de bronze du long métrage documentaire :

«Gardien des mondes» de Leïla Chaibi

Le Prix du public :

«La route» d’Abdelhamid Abdelhafidh

Compétition longs et courts métrages fictions

Le Tanit d’or du court métrage de fiction :

«Palestine 87» de Bilel Al Khatib

Le Tanit d’argent du court métrage de fiction :

«Bergie» de Diane Weys

Le Tanit de bronze du court métrage de fiction :

«Astel» de Ramata Toulaye Sy

Prix du meilleur scénario :

«Sharaf» de Samir Nasr

Prix du meilleur décor :

«Sharaf» de Samir Nasr

Prix du meilleur montage :

«Regarde les étoiles» de David Constantin

Prix de la meilleure image :

«Les révoltés» d’amis Shivji

Prix de la meilleure musique originale :

«L’esclave» d’Abdelilah Al Jaouhary

Prix de la meilleure interprétation masculine :

Mouafak Ahmad dans le film «La Route» de Abdelhamid Abdelhafidh

Prix de la meilleure interprétation féminine :

Saly pour le film «Xalé : les blessures de l’enfance»

Prix Tahar Cheriaa de la meilleure première œuvre-TV5 Monde :

«La vie d’après» de Anis Djaad

Compétition officielle long métrage fiction

Le Tanit d’or du long métrage fiction :

«Les révoltés» d’amis Shivji

Le Tanit d’argent du long métrage fiction :

«Sous les figues» d’Erige Shiri

Le Tanit de bronze du long métrage de fiction :

«Sharaf» de Samir Nasr

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