Quentin Morlaas crève l’écran en France dans différentes interprétations. Il a un rôle remarquable dans une série à succès titrée « Demain nous appartient », diffusée sur la chaîne TF1, et s’est fait connaître dans « Plus belle la vie », diffusée sur France 3 dans le rôle d’un vigile. Le comédien interprète aussi le rôle du « Judoka » dans la série « Le Vestiaire », programmée sur France 2 et qui est attendue très prochainement sur les écrans. Rencontre autour d’une passion !

Depuis le début de votre parcours professionnel, et durant une année, vous avez interprété divers rôles pour la télévision et le cinéma, sans oublier vos apparitions dans des publicités. Pouvez-vous nous fournir un aperçu de votre carrière à notre lectorat ?

J’ai été ancien sportif de niveau pendant une dizaine d’années. J’ai commencé comme animateur, puis responsable animation, jusqu’à ma découverte du théâtre, de la comédie musicale et des « one man show ». J’ai découvert le métier d’acteur, loin de ce que peut faire un animateur. Je me suis tourné vers le coaching familial pendant la crise du Covid-19. J’ai un ami qui m’a initié à la figuration sur des séries comme « Demain nous appartient ». Ensuite, rapidement, on m’a proposé d’autres petits rôles sur d’autres séries. Je me suis consacré à l’acting à l’âge de 31 ans. Je passe ainsi de sportif à acteur.

Envisagez-vous de vous approfondir dans le théâtre ?

Je pense que, par la suite, j’aurai besoin de cours de théâtre pour pouvoir percer davantage comme tout le monde, oui. 

Quels sont les évènements qui vous ont le plus marqué par le passé durant votre parcours ?

Il y en a plusieurs : je suis un TDAH, un hyperactif chronique : j’ai toujours plein d’idées et il faut que ça bouge tout le temps, dans ma tête et dans la vie. Il n’y a aucune limite à cette forme d’hyperactivité. J’ai un trouble de l’attention : le sport m’a vraiment aidé parce que je le pratique depuis mes 14 ans.

En combien de temps mémorisez-vous vos textes ?

En fait, j’ai une manière particulière pour apprendre un texte : au lieu de l’apprendre comme tout le monde, j’imagine la situation. Exemple : s’il y a une scène de bagarre, je vais imaginer des gens se battre et être attentif à leurs gestes, tons, accents, expressions. A mon avis, il faut bien connaître son texte pour pouvoir se donner à fond.

D’où vous vient l’inspiration pour jouer vos rôles ?

Quand on lit un rôle, et qu’on l’a sous les yeux, on peut savoir s’il est fait pour nous ou pas. Je mets beaucoup de ma personne dans l’interprétation du personnage. C’est cela aussi se mettre dans la peau d’un personnage dans un casting, en suivant les consignes du réalisateur et en sachant quand improviser. Je peux m’inspirer de mes acteurs préférés ou des films que j’ai vus. Je trouve que l’observation est importante pour un acteur. En temps normal, j’aime bien regarder les gens même lorsque je bois une tasse de café : c’est intéressant parce que ça te donne de la matière pour mieux camper un rôle.

Un nouveau rôle principal « Hervé » se profile à l’horizon et une nouvelle expérience. Parlons-en !

On a tourné il y a quelques semaines. J’avais un rôle principal sur un film réalisé pour les hôpitaux de France. « Hervé » est un personnage qui, au départ, va bien, jusqu’au moment où il fait un AVC. C’est compliqué de jouer quelqu’un qui est souffrant. Un rôle qui a nécessité beaucoup d’implication sur une longue durée.  Le film sera diffusé pour tous les hôpitaux du France. Ensuite, il sera probablement diffusé sur les chaînes nationales ou ailleurs. 

«Le chef du Raid » est un rôle important que vous avez campé dans la série « Demain nous appartient » et qui est diffusée sur la chaîne TF1. Que vous a apporté cette expérience ?

J’avais de la chance de tourner avec Xavier Deluc, qui a interprété Sébastien Perraud, un procureur. Une expérience qui m’a beaucoup apporté et que j’ai vécue autrement. On ne m’a donné mon texte et des répliques que 30 secondes avant de jouer et Xavier Deluc a pris le temps de parler avec moi, en me donnant des conseils. C’était stimulant comme expérience ! Deluc est quelqu’un de très généreux.

Pouvez-vous nous évoquer un moment fort vécu pendant votre parcours professionnel ?

Franchement, je suis chanceux d’avoir décroché un petit rôle dans la série « Le Vestiaire ». C’est une série avec des personnes en situation de handicap et c’était vraiment génial, incroyable de les rencontrer : elles étaient talentueuses, passionnées. Une belle expérience, qui reflète une diversité importante: des personnes sourdes, des gens en fauteuils roulants et d’autres à capacités réduites et qui jouent vraiment bien.

Quel message adressez-vous à celles et ceux qui rêvent d’intégrer l’univers cinématographique et artistique ?

Il faut se le mettre comme objectif. S’y tenir, et se donner sans limites pour cet amour. On n’a qu’une seule vie. C’est pour ça qu’il faut toujours tenter. Qu’avons-nous à perdre ?  Il faut découvrir et être dans l’échange et le partage.

Quels sont vos prochains projets ?

J’ai un long-métrage que j’essaie de financer sur les TDAH. J’ai écrit le scénario avec une autrice et je postule pour des castings de films et de séries. J’ai un ami à moi qui écrit aussi pour le théâtre et il a commencé à écrire une pièce qu’il aimerait que je fasse avec lui. Une opportunité à explorer pour moi !

Entretien conduit par Adel Yahyaoui

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