Incapables de remonter le handicap d’un but devant un adversaire modeste, les hommes de Karim Delhoum ont confirmé leurs limites sur le plan offensif.

La défaite du CSS au match aller à Lomé n’était pas le résultat idéal certes, mais ce n’était pas aussi un résultat catastrophique et insurmontable. Un petit faux pas avec un handicap d’un but et avec un but marqué à l’extérieur, c’était jouable et à la portée pour la seconde manche au Stade Taïeb Mhiri à Sfax. Mais malgré la facilité de la tâche, vu l’écart énorme sur le papier qui séparait les Sfaxiens des Condonas,  Karim Delhoum n’a pas trouvé la bonne stratégie et la bonne équipe pour assurer la qualification par le minimum requis de 1 but à 0.

Il a été contraint à un partage des points avec un nul blanc qui a fait l’affaire des visiteurs et a coûté aux siens  une dure et amère élimination.

Ni potentiel, ni ressources

Le grand CSS qui dominait la Coupe de la CAF, qui faisait de grands parcours et qui montait sur le podium pour brandir le trophée, fait désormais partie du passé. L’équipe sfaxienne de mercredi n’avait ni le potentiel humain et technique ni les ressources morales pour faire mieux que ce pitoyable 0-0. Elle a surtout péché par manque d’arguments offensifs flagrant et une animation offensive très approximative et pas assez pointue et pesante pour mettre à genoux une équipe togolaise bien à l’aise dans son positionnement très bas,  robuste physiquement avec une technique de sortie de sa zone et de relance propre et sans bavure. L’ASKO de Kara a aussi brillé par son étonnant sang-froid et à aucun moment son bloc compact  n’a donné le sentiment de cafouiller ou de paniquer. Pour la bousculer et la désarçonner, il fallait plus qu’un Ismail Diakité isolé en pointe,  un Ashraf Habbassi trop décalé sur le couloir et un milieu de terrain à court d’imagination et de créativité. Il y avait, certes, un Chadi Hammami toujours égal à lui-même, au four et au moulin comme toujours, mais cette fois, il ne pouvait pas à lui seul porter le grand fardeau du match. L’absence d’un deuxième attaquant incisif et percutant comme Hazem Haj Hassen s’est fait lourdement ressentir car ce joueur aurait pu, même sur exploit individuel, inscrire le seul but qui aurait libéré ce CSS à court d’arguments et permis le passage à la phase des poules. Mais une équipe de haut niveau ne doit pas se baser sur un ou deux joueurs de poids en attaque notamment  et doit compter sur un effectif riche et fourni en solutions de rechange. Le CSS actuel a montré que son potentiel humain offensif est très limité.  Sa sortie précoce de la Coupe de la CAF est des plus logiques, même si elle est douloureuse. Karim Delhoum aurait-il pu faire mieux quand même ? Certainement, mais il serait injuste de lui faire porter l’entière responsabilité de cet échec.

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