La Tunisie s’est battue pour l’organisation de ce XVIIIe Sommet de la Francophonie et a gagné. C’est un succès sur tous les plans de l’organisation jusqu’au niveau élevé de participation, le tout couronné par une présidence tunisienne du Sommet de la Francophonie pendant les deux années à venir. Mais la Déclaration de Djerba, qui sera publiée aujourd’hui, portera une nouvelle vision pour une francophonie agissante avec une programmation plus resserrée pour une action plus pertinente, une légitimité accrue de l’organisation sur la scène internationale, des processus de gestion et de gouvernance plus efficaces. Le tout passera indéniablement par un meilleur positionnement de la langue française non pas comme outil mais comme un bien que les pays francophones ont en partage et qui est notre trésor commun car elle véhicule des valeurs, celles de l’humanisme, et porte des idéaux, ceux de liberté, d’égalité et de fraternité.

Car si on parvient à établir un espace économique francophone commun en mesure d’offrir un environnement propice aux investissements et de faciliter son expansion dans un contexte de plus en plus complexe et hautement concurrentiel, les pays francophones pourraient aspirer à un avenir plus prospère. C’est pourquoi l’adoption de recommandations concrètes et d’initiatives pionnières susceptibles de donner un nouvel élan à la coopération au sein de l’espace francophone dans tous les domaines et de renforcer la solidarité face aux défis actuels tels que la sécurité alimentaire et énergétique, l’endettement et la résilience aux effets du changement climatique, auxquels sont confrontés les pays francophones, est le gage du renouveau de la Francophonie.

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