crédit photo : © Mokhtar HMIMA
Depuis l’épopée de 1978, on n’a pas vu une équipe de Tunisie aussi rayonnante et surprenante en phase finale d’une Coupe du monde. Certes, notre team national n’a pas gagné hier, mais il a tenu tête aux Vikings et aurait même pu l’emporter si Issam Jebali n’avait pas raté l’occasion en or qui s’est présentée à lui à la fin de la première mi-temps.

Stade Education City. La Tunisie et le Danemark font match nul et vierge. Arbitrage du Mexicain Cesar Ramos.
Tunisie : Dahmen, Talbi, Meriah, Bronn, Dräger (Kechrida 88’), Abdi, Skhiri, Laïdouni (Sassi 88’), Ben Slimene (Sliti 67’), Msakni (Mejbri 80’) et Jebali (Khénissi 80’).
Danemark : Schmeichel, Andersen, Kjaer (Jensen 65’), Christensen, Kristensen, Hojbjerg, Delaney (Damsgaard 45’), Eriksen, Maehle, Olsen (Lindstrom 65’) et Dolberg (Cornelius 65’).

Hier, on se croyait au Stade de Radès. En effet, l’ambiance sur les gradins du Stade de l’Education City à Doha était, en partie, typiquement tunisienne. Un public tunisien venu nombreux et, de surcroît, acquis à la cause des Aigles de Carthage, les soutenant de bout en bout. Cela en ce qui concerne l’ambiance merveilleuse qui a régné dans les gradins du Stade de l’Education City. Sur le terrain, nous n’avons pas été déçus non plus et, sincèrement, on ne pouvait pas espérer une meilleure entame de Coupe du monde. Mieux, nous avons vu à l’œuvre une équipe nationale un cran au-dessus. En effet, depuis l’épopée de 1978, on n’a pas vu une équipe de Tunisie aussi rayonnante et surprenante en phase finale d’une Coupe du monde. Certes, notre team national n’a pas gagné, hier, mais il a tenu tête aux Vikings et aurait même pu l’emporter si Issam Jebali n’avait pas raté l’occasion en or qui s’est présentée à lui à la fin de la première mi-temps.

Venons à présent aux péripéties de la rencontre. Alors que les Danois et même certains observateurs avertis s’attendaient à ce que l’approche tunisienne soit prudente en début de match, les hommes de Jalel Kadri ont étonné par leur jeu porté sur l’offensive et leur façon de traiter avec le géant danois d’égal à égal et ce, dès les toutes premières minutes de la rencontre.

Face à une attaque danoise dangereuse dès les premières minutes, nos défenseurs se sont montrés solides, à même de faire preuve d’abnégation, voire d’agressivité dans le jeu quand il s’agissait d’éloigner le danger, Aïssa Laïdouni en particulier, qui n’hésitait pas à reculer d’un cran pour barrer la route aux attaquants adverses et leur retirer la balle des pieds comme il l’a si bien fait à la 3’ en sortant la balle en touche ou encore à la 27’ quand il barra la route à Eriksen.

Ali Abdi s’est montré également solide quand il a dévié, suite à un centre de la gauche, la trajectoire de la balle en corner (20’) ou encore à la 31’ lorsqu’il remporta son duel face à Olsen.

Au niveau de l’attaque, un joueur s’est particulièrement distingué et aurait même pu nous offrir le but de la victoire. C’est d’Issam Jebali dont il s’agit qui, après s’être mis en position de hors-jeu, signant un but blanc quand il est parti en profondeur sur une longue passe venue de la défense sur le couloir droit (24’), est revenu à la charge vers la fin de la première mi-temps. Et s’il ne s’est pas mis cette fois en position de hors-jeu, Jebali a laissé tout de même filer une occasion en or pour ouvrir la marque lorsqu’il a été servi en retrait et sur un plateau par Msakni. Seul face au gardien danois, Jebali tenta de piquer son ballon. Mais Schmeichel réalisa un joli arrêt (43’). Dommage, nous aurions pu rejoindre les vestiaires pour la pause mi-temps avec un avantage au score.

Une deuxième mi-temps danoise ! 

Si la première mi-temps était légèrement dominée par les nôtres, la seconde était plutôt danoise. De retour des vestiaires, les camarades d’Olsen ont opéré un pressing haut. Par ailleurs, Olsen a lui aussi signé un but blanc mais il était en position de hors-jeu (56’).

Si en deuxième mi-temps la réussite n’a pas été du côté de l’attaque tunisienne, la défense a plutôt bien résisté aux assauts des Vikings, entre autres grâce à un Aymen Dahmen dans un grand jour. Par ailleurs, Dahmen a été l’auteur d’une jolie parade à la 69’ : une main opposée qui stoppa le tir des 20 mètres d’Eriksen.  Il faut dire aussi que Däger et Abdi ont excellé aussi sur le plan défensif, sans oublier Aïssa Laïdouni, combatif à souhait.

Bref, nous avons vécu une belle après-midi de football grâce à Jalel Kadri et ses hommes qui ont joué sans complexe. Nous avons eu, d’ailleurs, droit à plein d’émotion, en particulier dans le temps additionnel quand l’arbitre a eu recours à la VAR doutant que Meriah ait touché la balle de la main en pleine surface de réparation (90’+3). Un ouf de soulagement quand il n’a pas sifflé un penalty.

Avec ce qu’elle a démontré hier face au Danemark, l’équipe de Tunisie peut nourrir de grandes ambitions dans ce Mondial qatari. A condition de poursuivre avec la même abnégation et en produisant la même qualité de jeu.

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