Plein de «consultants» ratés de plateaux doivent s’excuser auprès de Jalel Kadri après la prestation de l’équipe de Tunisie (et non le résultat) face au Danemark. Ces consultants sont en grande partie d’ex-entraîneurs et mêmes sélectionneurs qui ont loupé leur carrière et qui excellent maintenant dans la manipulation, le mensonge et la conspiration aux côtés aussi d’ex-petits ex-joueurs internationaux qui, médiatisation poussée aidant, ont la possibilité de diffuser leurs palabres et bavardages inutiles aux millions de téléspectateurs. La plupart de ces gens ont massacré Jalel Kadri, ils l’ont violemment critiqué à tort plus qu’à raison. Rares sont ceux qui le mettaient en valeur et qui le respectaient. Même si son CV n’est pas très alléchant comme entraîneur, et quoi que l’on dise sur sa dépendance de Wadï El Jary, Jalel Kadri a marqué bel et bien son territoire après la lumineuse prestation face au Danemark. Pour pouvoir bloquer le Danemark, pour pouvoir créer cette animation défensive dense et irréprochable, pour pouvoir motiver ses joueurs et les «obliger» à jouer avec cette générosité, il faut être un grand entraîneur. Kadri, toujours discret, pas comme d’autres entraîneurs imposés par les médias et par leur relationnel, est un entraîneur qui a aidé la sélection à jouer son meilleur match au Mondial depuis 1978. Les copies catastrophiques de Kasperczak en 1998, de Ammar Souayah en 2002, de Lemerre en 2006 et de Nabil Maâloul en 2018 sont jetées aux oubliettes. Et c’est un entraîneur critiqué, lésé, pratiquement méconnu (et le moins bien payé!), qui a fait ce que ces sélectionneurs ont raté. C’est une leçon de vie et non de foot : la discrétion et l’humilité sont la devise d’un grand entraîneur. Quel que soit le résultat de la sélection contre l’Australie et la France, Jalel Kadri a fait taire tous ces faux et impudiques consultants et a montré que notre équipe nationale reste capable de choses merveilleuses quand elle est bien encadrée. Kadri est la vraie révélation de ce Mondial pour nous !

 

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