C’est, en février dernier, qu’un premier «hub régional pour le développement des compétences en technologies de l‘information» relevant de l’Ecole Canadienne de Tunis (ECT), fut inauguré, en grande pompe, sous l’égide de ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Nasreddine Nsibi.

Son implantation envisagée, sous nos cieux, avec des financements allemands, dans le cadre du programme «Skills Initiative For Africa» de l’Agence de développement de l’Union Africaine Auda-Nepad, est une marque de reconnaissance pour le niveau et la qualité dont se distingue notre dispositif national de formation et d’apprentissage. Un secteur devenu de plus en plus porteur et prometteur.

Et ce choix porté à la Tunisie, en tant que pays siège de ce projet, a trouvé sa justification dans la longue expérience qu’elle avait capitalisée, au fil des ans. Mais aussi à la confiance dont elle jouit auprès de ses partenaires, bailleurs de fonds internationaux et des pays amis dont l’Allemagne. Dix mois déjà, ce projet a commencé, semble-t-il, à prendre corps. Pas plus tard que récemment, une entente de délocalisation des diplômes entre l’Ecole Canadienne de Tunis (ECT) et le Collège Boréal vient d’être signée. Ce fut ainsi, en marge du 18e Sommet de la francophonie à Djerba, étant donné qu’il s’agissait, alors, d’une opportunité à point nommé, pour renforcer le positionnement de l’ECT en tant que référence en matière d’enseignement et de formation en Tunisie. En fait, la signature d’entente s’inscrit dans la perspective d’introduire de nouveaux cursus d’enseignement au sein de ce nouveau hub régional, sanctionnés par des diplômes d’Etat de l’Ontario, province canadienne où s’établit, depuis 1995, le Collège Boréal. Cette collaboration, lit-on dans un communiqué, repose sur un plan innovant de transfert et d’assistance technique visant la mise en place d’un cadre d’assurance qualité pour une formation de haut niveau et une excellente insertion professionnelle des jeunes.

10 mille d’emplois chaque année

Quel intérêt aurait-on à ce qu’un tel projet s’opère en Tunisie ? Nos jeunes vont certainement en profiter. Tout comme nos entreprises qui auront, elles aussi, besoin d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et compétitive, ce qui pourrait booster l’économie tunisienne, notamment en termes d’investissements dans le numérique et l’innovation technologique. Tout en octroyant une bourse à nos jeunes et femmes qui n’ont pas les moyens de suivre une formation dans le domaine des technologies, avait ainsi promis M. Nsibi. Aussi, ce hub régional ECT aura-t-il à renforcer leurs compétences, à même de réduire le gap entre l’offre et la demande du marché de l’emploi en Tunisie. Son démarrage est prévu, dès la rentrée de formation 2024, où la priorité sera accordée, selon la coordinatrice de programmes à l’ECT, Besma Boussida, aux réseaux informatiques, génie logiciel, cyber-sécurité, internet des objets et design de médias interactifs. «Ces formations entièrement réalisées en Tunisie seront sanctionnées par des diplômes d’études collégiales de l’Ontario», a-t-elle ajouté. Soit, un certificat tunisien canadien, ouvrant ainsi des horizons, en termes d’employabilité à l’échelle nationale et internationale, avait, d’ailleurs, renchéri le ministre.

Notons, ici, que l’initiative d’ouvrir un tel projet en Tunisie est le fruit d’une étroite collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, de l’accélérateur de carrière RBK, ainsi que des professionnels du secteur TIC dans le pays. En effet, l’on s’attend à ce que 10 mille postes d’emploi soient pourvus chaque année.

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