Trois des cinq équipes africaines, qui ont été qualifiées au mondial qatari, l’ont quitté dès le premier tour. La Tunisie, le Ghana et le Cameroun sont sortis avec les honneurs, avec des victoires de prestige. Les Aigles de Carthage ont réussi à battre le champion du monde en titre la France avec un but sur une action bien construite et un exploit individuel remarquable dans la finition de Wahbi Khazri. Les Lions indomptables du Cameroun ont quant à eux mis à genoux le Brésil cinq fois champion du monde dans le temps additionnel grâce à un but fantastique de Vincent Aboubacar, son second but dans cette Coupe du monde, après son chef-d’œuvre lors du match nul époustouflant (3-3) avec la Serbie. Les Ghanéens ont à leur tour disputé un grand match face à la Corée du Sud et l’ont emporté par 3 buts à deux mais ça ne les a pas empêchés de faire leurs bagages très tôt .

Un constat d’échec

Le point commun entre les deux succès de la Tunisie et du Cameroun, c’est qu’ils ont été obtenus lors du troisième match sans enjeu pour la France et le Brésil qui avaient déjà assuré leur qualification aux huitièmes et qui ont en profité pour un faire un large turn-over de leur effectif et jouer, à quelques éléments près, avec leur deuxième équipe. Mais peut-on prendre ces succès comme références pour dire qu’on a fait une bonne Coupe du monde et qu’on rentre après le premier tour avec tous les honneurs et la tête haute ? Certainement pas, car le mérite revient en premier lieu aux équipes considérées comme des outsiders et qui sont passées au deuxième tour comme le Maroc et le Sénégal, l’Australie, la Corée du Sud et le Japon et qui sont restées dans la compétition avec la possibilité d’aller en quarts de finale et pourquoi pas de continuer à faire sensation. Quitter le Mondial après trois matches même avec un exploit fabuleux contre une équipe favorite pour briguer le sacre ne peut être un objectif et une source de satisfaction. Ça ne peut être en fin de compte qu’un constat d’échec via un résultat en deçà de toutes les espérances d’avant-Coupe du monde et qui n’autorise donc pas à cet excès de fierté et d’euphorie. C’est un triste constat de dire qu’on est encore loin du très haut niveau et qu’on ne peut que jouer les trouble- fête par des prestations de qualité sporadiques et des sursauts d’orgueil passagers qui n’ont aucun effet sur les chiffres et le palmarès. L’autosatisfaction sur un seul match d’exception, joué et remporté dans des conditions particulières contre un adversaire de haut calibre déconcentré par l’absence d’enjeu crucial, ne peut mener qu’à l’absence d’une évaluation profonde et objective du vrai échec qu’est la non atteinte de l’objectif principal escompté. Avec un tel état d’esprit dans l’analyse, nous continuerons, certes, à nous qualifier pour les phases finales de Coupe du monde mais nous resterons encore des équipes de premier tour.

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