A moins de deux semaines de sa clôture officielle, le 15 décembre, la campagne électorale en prévision des élections législatives anticipées prévues le 17 décembre, dont le coup d’envoi a été donné le 25 novembre dernier, avec la participation de 1.045 candidats postulant à un siège au sein de la future Assemblée des représentants du peuple (ARP), peut être considérée, de l’avis des citoyens-électeurs et aussi de l’avis même des partis qui soutiennent certains candidats et les ont autorisés officiellement à utiliser leurs logos, une campagne pas comme celles que les Tunisiens ont vécues en 2011  pour  l’élection des membres de l’Assemblée nationale constituante (ANC) ou en 2014 et 2019 en vue de l’élection des deux précédentes ARP.

Une campagne qui contraste considérablement avec ce que les Tunisiens ont vécu lors des précédents rendez-vous électoraux où  les candidats concouraient sous les couleurs ou les bannières des partis politiques les plus influents à l’époque et aussi parmi les coalitions qui se composaient de plusieurs sensibilités politiques se disant indépendantes, sans oublier que ces différents candidats partisans ou indépendants se réclamant militants de la société civile défendaient, lors de leurs meetings ou dans leurs manifestes électoraux, des programmes de dimension nationale, dans le sens que les candidats promettaient aux électeurs dont ils sollicitaient la confiance des projets de développement qui intéressent l’ensemble des régions du pays.

Cette fois, en prévision du rendez-vous du 17 décembre, la donne a radicalement changé et les candidats à la députation animant la campagne électorale depuis son démarrage le 25 novembre dernier soulignent que leur priorité n°1 est de s’adresser à leurs électeurs pour leur tenir un discours nouveau et des promesses nouvelles aussi, intéressant principalement leurs régions, touchant en premier lieu et exclusivement leurs préoccupations quotidiennes et leurs revendications auxquelles ils exigent une réponse urgente.

Une donnée des plus importantes a encore caractérisé la campagne actuelle : les candidats au palais du Bardo ont tourné le dos aux polémiques à caractère idéologique et ont boudé les tiraillements de dimension idenditaire et aussi les conflits partisans, même si certains parmi eux n’ont pas hésité à clamer leur appartenance partisane et que d’autres ont commis des infractions relevées par les contrôleurs de l’Isie mais jugées sans incidence grave sur le processus électoral.

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