L’association tunisienne de « La Vie Sauvage » a mis en garde, dimanche, contre le déclin sans précédent de la biodiversité, soulignant l’importance d’apprendre à cohabiter avec les espèces animales qui nous entourent et de sensibiliser sur leur importance dans la survie de l’humanité.

L’association est intervenue suite à l’observation, il y a quelques jours, d’une Mangouste ichneumon, au lycée Rue Karatchi au Bardo (Tunis). Elle rassure qu’il s’agit d’un animal complètement inoffensif pour les humains.

La Mangouste ichneumon est en effet, explique encore l’association, un petit carnivore dont la taille varie entre 48 et 60 cm et qui se nourrit principalement de rongeurs, de reptiles (lézards, serpents, etc.), d’insectes, de fruits…

Cette espèce existe partout en Tunisie, particulièrement dans le Nord et le centre et peut se retrouver dans quasiment tous les types d’écosystème y compris dans les zones périurbaines.

L’association considère que l’observation de cet animal dans le Grand Tunis et plus précisément à Bardo est un signe très positif qui mérite d’être valorisé étant donné les diverses menaces qui pèsent sur cette espèce.

Entre 2018 et 2022, dans le cadre du projet  » Wild Connection « , plus de 77 cadavres de Mangouste ichneumon ont été notés par les experts et les naturalistes de l’association.

Le projet  » Wild Connection  » fait partie du programme TransCap coordonné par Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il est financé par le Conseil Général des îles Baléares. C’est un projet de science citoyenne qui vise à évaluer l’impact des routes sur la population d’animaux sauvages. Ensuite, à travers la compilation et la visualisation des données, il propose des solutions pour réduire la fréquence des accidents et préserver le bien-être des espèces sauvages et des humains.

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