Boxe | Trois questions à Saber Sahraoui, Membre fédéral : «Nous sommes loin des mentalités de clans»

 

Saber Sahraoui fait partie du nouveau bureau fédéral de la boxe, élu dernièrement. Chef d’entreprise mais aussi ancien membre de la section «boxe» de la Cité nationale sportive, il parle des intentions et des projections du nouveau bureau fédéral.

Comment évaluez-vous les rencontres techniques qui ont réuni  tous les clubs de boxe à Sousse, le week-end dernier ?

Le premier fait que je voudrais souligner, c’est qu’ auparavant, il n’y avait pas ce genre de rencontres pour discuter en présence de tous les responsables des clubs de boxe afin d’arrêter un calendrier des championnats avec l’aval de tout le monde. Les clubs étaient avisés parfois à la dernière minute ce qui impacte sur la qualité du championnat. Ces rencontres confirment aujourd’hui notre approche  qui veut impliquer tous les participants techniques à ce sport. La présence importante des responsables des clubs est un signe de confiance en ce bureau. En ce qui nous concerne, nous tenons plus que tout à  restaurer cette confiance malheureusement perdue depuis quelques années. L’ambiance était à l’optimisme, cela motive tout le monde. Nous sommes loin des mentalités de clans qui a porté préjudice à la boxe tunisienne.

Est–il possible aujourd’hui de produire une nouvelle élite de boxeurs vu que nous n’avons pas vu émerger de nouveaux noms depuis des années ?

Monter une nouvelle élite ne tient pas de la magie. Il y a en fait une équation qui obéit à des normes scientifiques, un bon encadrement et un suivi psychologique. Un champion c’est aussi la résultante de plusieurs paramètres qui doivent exister préalablement. Ainsi la bonne gouvernance ajoutée à une bonne vision de la Fédération et aux ressources financières, qui répondent aux nécessités de ce sport, peuvent nous  mener vers les plus grands podiums du monde. Une fois tout ce cadre mis en place, ce n’est  plus qu’une question de temps pour créer des champions.

Que pensez- vous de l’arbitrage  qui est souvent critiqué en Tunisie ? 

Force est de croire que les arbitres vivent eux aussi une situation qui n’est pas des plus faciles et parfois ils sont eux-mêmes lésés financièrement. Nous venons d’être élus et nous découvrons que les arbitres n’ont pas été payés pendant toute une année par exemple… On ne peut pas être exigeant face à un arbitre qui n’est pas motivé, livré à lui-même, sans encadrement et sans plan de carrière. Ils sont, quelque part aussi, des victimes de cette situation. Aujourd’hui nous avons l’ambition de résoudre cette situation afin de créer un arbitrage de haut niveau.

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