Le mois sacré de Ramadan approche.

A moins de trois mois, les citoyens espèrent une baisse des prix des produits alimentaires de large consommation. Mais la fièvre des prix est ressentie de manière tout particulièrement forte sur toutes les denrées alimentaires indispensables depuis des mois. Les pouvoirs publics, eux, n’ont pas jusqu’à aujourd’hui anticipé ce problème récurrent pour atténuer un tant soit peu la tension sur les produits alimentaires. Bien au contraire, ils ont recouru à des importations, comme le lait en poudre, mesure inscrite dans la loi de finances 2023, afin de remédier au manque de certaines denrées de base. Une disposition qui ne peut guère résoudre les difficultés dont souffrent l’agriculteur en particulier et la filière en général. 

L’on s’attend depuis des mois à des déclarations de bonne intention des ministères de tutelle (Commerce, Agriculture), pour assurer aux consommateurs tunisiens une prochaine période sereine en matière de disponibilité des produits alimentaires à des prix raisonnables avec des mesures fermes en matière de contrôle des prix et de la répression de la fraude et de la spéculation.

L’exécutif est appelé à mener une guerre sans merci contre la spéculation et les pratiques illégales pour le mois de ramadan 2023,  des dispositions doivent être prises afin de mettre un terme aux pénuries répétitives des produits alimentaires et à la hausse des prix imposée par les spéculateurs, sans tenir compte de la grille utilisée par le ministère du Commerce sur les marchés et les espaces commerciaux.

Autant dire que la stabilité et la baisse des prix relèvent ces jours-ci de l’utopie pour la simple raison qu’il y a toujours des spéculateurs irréductibles. Mais nous espérons, à l’avenir, un plafonnement des prix et l’instauration de prix de référence. Ce qui constitue la solution idoine pour parer à toute hausse inexpliquée et injustifiée.

Pour éviter la répétition des problèmes d’approvisionnement, de disponibilité et de perturbation du marché pendant les mois à venir et notamment au mois de ramadan,—problèmes qui ont toujours constitué une hantise pour les départements ministériels concernés confrontés à une gestion anarchique du marché marqué aussi par des pénuries et des dysfonctionnements—, le gouvernement doit ainsi inscrire à l’ordre du jour de son programme d’action la prise en charge de cette question épineuse.

Face aux perturbations de l’approvisionnement du marché et l’indisponibilité des produits en plus de la spéculation pendant cette période, l’exécutif doit aussi assumer son rôle de régulateur du marché dans le but de répondre à la demande et aux besoins des citoyens.

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