CA | La sonnette d’alarmes est tirée : On regarde vers le bas…

 

La nouvelle contre-performance clubiste face à l’USBG met de nouveau en exergue la fragilité mentale du CA. De quoi s’inquiéter pour la suite des événements !

Une fois encore, le CA a rechuté en Ligue 1, après avoir pourtant repris le dessus lors des deux rondes précédentes. Cette fois cependant, après la mise à jour des différentes journées tronquées, non seulement le CA s’enlise, mais en plus il pourrait carrément verser dans la sinistrose si toutes les composantes clubistes ne prenaient pas conscience du danger qui guette l’équipe.

Classé 5e sur 8, à seulement trois longueurs de la lanterne rouge, le CA voit logiquement le podium le fuir en ce moment, avec en haut de l’affiche un leader usémiste qui compte le double des points du CA !  Quelques jours auparavant, la question qui taraudait les esprits était en rapport avec cette difficulté à enchaîner. Puis, le CA y a apporté un cinglant démenti en alignant deux succès de rang, avant de retomber dans l’insuffisance. Vendredi dernier, le CA s’est donc pris les pieds dans le tapis. La faute à une production d’ensemble sans mérite, avec des joueurs manquant de vitesse, de précision, de rythme et d’idées tout court. Face à l’USBG, il semble que les Clubistes ont éprouvé les pires difficultés à contourner le solide bloc d’en face, faisant pâle figure, même si les tentatives de Hamdi Laâbidi, Dhaouadi, Garreb et Sabo auraient pu connaître un meilleur sort.

La vérité du terrain

En football, celui qui rate des occasions nettes de scorer finit par encaisser, c’est la loi implacable du sport-roi. L’USBG y a cru avec fortes convictions, profitant d’un marquage laxiste pour punir le CA, un onze remanié presque à chaque match, confronté à des lacunes et montrant trop peu de cohérence et de continuité pour espérer autre chose qu’une nouvelle désillusion. Pas de sursaut d’orgueil vraiment perceptible d’ailleurs après l’ouverture du score de Kamerji. Fataliste, le CA s’est finalement incliné, plombé par un mauvais alignement, une erreur fatale et avec effets immédiats.

Vendredi donc, les hommes de Saïd Saïbi ont quelque peu souffert de la comparaison avec une équipe de Ben Guerdane plus vive et technique. Les deux actes proposés furent certes insipides, mais au final, c’est le CA qui s’enlise et c’est l’USBG qui capitalise. Maintenant, l’on va jeter la pierre au staff technique. Mais force est de constater qu’avec ce plateau-là, c’est le jour et la nuit au CA, en termes de résultats et de qualité de jeu, avec une attaque famélique, un milieu emprunté (qui manque d’aisance et de naturel) et une défense prenable.

La sinistrose ne doit pas gagner le groupe

Au début du week-end dernier, l’ambiance du vestiaire ne pouvait donc qu’être triste après le match. Et pour cause, maintenant, outre les objectif définis avant les trois coups du championnat, le CA est aussi obligé de regarder vers le bas, dans son rétroviseur. En clair, même si le mot «maintien» n’est pas encore lâché, cela y ressemble ! Pour toute la structure clubiste, il ne faut pas s’alarmer pour autant et seulement abonder  dans le sens abordé ci-haut. Il faut à présent refuser de s’y résoudre, tout en admettant qu’il y a des raisons d’être inquiet.

Aujourd’hui, la sinistrose ne doit pas gagner le groupe, car, souvent, quand on est en échec, le doute s’installe. En football et c’est bien connu, souvent chaque «événement contraire» replonge une équipe dans ses démons. Il s’agit d’un grand mur que les acteurs du jeu doivent franchir. Un obstacle, un palier psychologique à traverser et qui ne doit pas se transformer en insécurité. Aux joueurs, à l’avenir, de «tordre le cou» à la fatalité, de provoquer la chance même, de se remobiliser et d’inverser la vapeur au plus vite.

A présent, et ce n’est pas forcément un problème de communication intramuraux, la parole ne suffit donc pas et ce sont les actes sur le terrain qui comptent. La confiance, ce n’est pas seulement l’entraîneur qui la donne, elle doit résider dans chaque joueur et ça s’appelle la qualité ! Et au CA, si la qualité des joueurs n’est pas mauvaise, la pression est, semble-t-il, énorme pour jouer dans un club comme celui-là.

Au CA, depuis quelques années, il a souvent été question de cette pression inhérente au contexte clubiste et à la jeunesse de ses joueurs. Comment donc en l’état résoudre l’équation clubiste ? En théorie, la clé résiderait dans le fait de permettre à l’effectif d’exprimer ses qualités en toutes circonstances. Aujourd’hui, concrètement, pré-bilan sous les yeux avec ces chiffres qui sont décidément têtus, l’on ne peut qu’affirmer qu’il y a forcément un problème dans cette équipe, un onze inopérant en attaque et qui a des absences défensives indéfinissables. Alors bien sûr, tout n’est pas à jeter aux orties. Mais il n’empêche que l’impression laissée par le CA au niveau de l’état d’esprit, de l’abnégation et de l’engagement physique est bien loin des standards auxquels le club de Bab Jedid nous a habitués il y a des années. Bref, on ne valide pas le rendement actuel et il va falloir maintenant aux joueurs se retrousser les manches pour gommer les handicaps constatés. Le cas contraire, c’est le play-out qui les attend !

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