Identifier les obstacles, les faiblesses et les difficultés que rencontrent les entreprises est devenu un travail permanent impliquant plusieurs acteurs publics et/ou privés. L’environnement interne et externe de l’entreprise n’a pas été favorable depuis des années et a perturbé le processus de son développement et la réalisation des réformes stratégiques. Très souvent, dans les moments de crise, l’innovation s’intensifie et les conditions de changement deviennent plus favorables. L’ambition actuelle est de réaliser de nouveaux progrès en s’attaquant aux obstacles les plus difficiles.

La Tunisie dispose d’un potentiel exceptionnel, notamment en termes de diversité des ressources naturelles, mais surtout de capital humain. Au cours des dernières années, des chantiers stratégiques et des projets de grandes infrastructures ont été programmés sans avoir un suivi, une évaluation ou un impact sur l’environnement des affaires. 

L’amélioration de l’environnement des affaires a été érigée en priorité nationale, cette année. Cette priorité a été concrétisée par la mise en place d’une stratégie triennale 2023-2025 ciblant l’amélioration de l’environnement des affaires et le processus d’implémentation, qui reste la première exigence des investissements étrangers.

Consacrer la confiance

Il est impératif qu’en situation de grande incertitude économique, avec une hausse des risques financiers, améliorer l’environnement des affaires est nécessaire pour consacrer la confiance entre les différentes parties prenantes des secteurs public et privé selon une approche participative et consultative, favoriser les conditions de production et de compétitivité de l’entreprise et de l’économie nationale et renforcer l’attractivité de la Tunisie aux investissements étrangers qui fait face à de nombreux défis et priorités notamment en ce temps de crise.

La situation difficile actuelle caractérisée par les répercussions de la pandémie du Covid-19 et son impact majeur sur les secteurs vitaux, et celles de la guerre russo-ukrainienne, impose au pays à intensifier les efforts pour sortir de ces crises avec le moins de pertes possibles pour l’économie nationale et l’entreprise tunisienne.

Confiant en sa capacité à surmonter les difficultés conjoncturelles, l’exécutif estime que la sortie de crise dépend d’une coopération pleine et étroite avec les différents acteurs économiques et sociaux, et de l’évocation des valeurs de solidarité face aux crises multiforme. En d’autres termes, l’engagement positif, la capitalisation des acquis et la proposition de solutions réalistes sont les maîtres-mots pour surmonter les défis.

Le ministère de l’Economie et de la Planification a dévoilé récemment les axes de la nouvelle stratégie nationale pour l’amélioration du climat des affaires et processus d’implémentation (2023-2025), considéré comme une condition sine qua non pour la simplification et la facilitation de l’investissement et de l’entrepreneuriat. Cette stratégie a permis, en effet, d’identifier les doléances et contraintes rencontrées par les acteurs économiques et de proposer des mesures et des réformes structurantes susceptibles de surmonter les obstacles persistants, en se référant aux différentes stratégies nationales et sectorielles et au benchmark international.

Trois vagues d’implémentation

Ont contribué à l’élaboration de ce document plus de 175 participants représentant le secteur public (ministères et structures étatiques) et privé (chambres mixtes, Utica, Institut arabe des chefs d’entreprises, Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise, Ordre des Experts Comptables de Tunisie, Ordre Des Architectes de Tunisie…).

Ladite stratégie qui s’inscrit dans le cadre du programme national des réformes et du plan de développement (2023-2025) est constituée de 229 mesures, 13 thématiques et 34 axes, répartis en trois vagues d’implémentation ( 2022-2025) et ciblant 94 objectifs.

Elle comporte des mesures à court terme (2023) visant à améliorer le climat des affaires en Tunisie, outre une feuille de route nationale (2023-2025) ayant pour objectif de renforcer l’attractivité de la Tunisie et d’améliorer son rang dans les différents classements internationaux. Elle prévoit aussi la mise en place d’un cadre institutionnel de pilotage et de suivi de la feuille de route 2023-2025 et l’émission d’un livre blanc des réformes.

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