A n’en pas douter, l’investissement est aujourd’hui la mère des batailles. Ce qui pose, entre autres, cette double question : quelles politiques d’encouragement dans ce domaine ? Et quelle amélioration du climat des affaires ?

Le monde des affaires attend aujourd’hui  le déploiement des chantiers de la nouvelle stratégie nationale d’amélioration du climat des affaires 2023-2025, dévoilée récemment par le ministère de l’Economie et de la Planification.  Du côté des opérateurs, la rentrée économique a été amorcée avec de grands enjeux et beaucoup d’espoirs, sur fond d’inquiétudes liées au contexte national et international. Pour la majorité des opérateurs, l’amélioration du climat des affaires s’impose en tant que levier principal pour redynamiser le tissu productif et accélérer l’élan de relance tant attendu, en 2023.

Il semble évident que le redémarrage de la machine économique ne pourra se faire que grâce à la poursuite des mesures de fond et des initiatives orientées vers les opérateurs économiques.  Ces mesures se veulent un levier efficient et structurant pour accompagner tous les secteurs productifs et remettre l’économie sur les rails de la création de valeur et de la croissance. Ces dernières sont appelées à être consolidées progressivement au cours des prochaines années.

Le monde des affaires, dans sa posture empreinte d’attentisme, croit dur comme fer que le salut viendra d’une onde de choc liée, entre autres, à l’amélioration du climat des affaires. Le déclic est donc la mise en application des mesures de la nouvelle stratégie nationale du climat des affaires  accompagnée d’une  feuille de route visant à élaborer une vision stratégique qui entend réunir les conditions favorables aux investisseurs afin qu’ils puissent contribuer à la création des richesses en Tunisie.

Ladite stratégie devrait s’appuyer sur des mécanismes de gouvernance rassemblant des intervenants des secteurs public et privé, une feuille de route déterminée et un système d’évaluation des réalisations. Sachant qu’à la base, elle a été initiée avec une approche participative qui a marqué l’ensemble des étapes de sa préparation, allant du diagnostic des principaux obstacles au développement du secteur privé national jusqu’à la phase d’identification des chantiers de réforme et des priorités de la conjoncture actuelle, lesquelles portent sur la sortie de crise.

Il faut dire que les réformes inscrites dans le cadre de cette stratégie concernent, essentiellement, la révision de la politique des changes, les marchés publics, les services financiers, la fiscalité, la création d’entreprises, l’emploi, le commerce extérieur…, sachant que plusieurs chantiers restent en suspens pour mieux accompagner le secteur privé et lui permettre de rebondir après des années de turbulences et d’attentisme.

L’objectif  étant également d’atteindre un taux de croissance de 2,1% fixé dans le cadre de cette stratégie (contre 1,8% dans le budget de l’Etat pour l’exercice 2023), qui « reste insuffisant pour créer de l’emploi et rétablir la compétitivité du pays face aux pays africains», précise Tarek Chérif, président de Connect.

Pour sa part, le président de l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie, Walid Ben Salah, a considéré que la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’amélioration du climat des affaires requiert l’instauration d’une gouvernance des réformes à travers un assainissement du climat d’investissement et une réforme de la fonction publique et de la fiscalité.

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