Mettre fin à l’invasion exubérante des moustiques, c’est tout ce dont les habitants de certaines zones et de certaines régions souhaitent afin de pouvoir passer un été paisible. Un souhait qui demeure inaccessible pour diverses raisons. Rien que dans le Grand-Tunis, les habitants de Sidi Hassine Sijoumi, de la cité El Ghazela, de la cité Romana relevant de la cité Ibn Khaldoun et bien d’autres encore vivent mal la saison caniculaire. C’est qu’à la tombée de la nuit, leurs maisons se trouvent, immanquablement, envahies par de minuscules insectes, lesquels sont séduits par leur nourriture de prédilection qu’est le sang humain. Leurs piqûres insoutenables provoquent rougeur, démangeaison et risquent, chez les personnes dont la peau est sensible comme les nourrissons, de prendre des dimensions plus sérieuses.

« Sabkhet el Sijoumi » : le foyer des moustiques

Les habitants de Sidi Hassine Sijoumi endurent depuis des lustres ce problème sans que ce dernier ne donne une lueur de dénouement. Avoisinant la fameuse « Sabkha », cette zone est considérée, indéniablement, comme l’un des sites les plus favorables à la prolifération des moustiques, notamment de la variété dite communément «  wachwacha ». Pis encore : dépourvus de tout centre de loisirs et d’espaces d’attraction, les habitants de cette zone sont, par-dessus le marché, privés de l’aération nocturne de leurs maisons, et ce, de peur d’attirer un plus grand nombre de moustiques. Les plaintes ne cessent, chaque été, d’être signifiées aux parties concernées pour prévenir ce fléau — certes naturel mais accablant —  sans pour autant aboutir à des solutions radicales.

Cité El Ghazela : le calvaire continue

De même pour la cité El Ghazela.  Située à quelques centaines de mètres du parc Ennahli, elle se trouve, chaque soir, ravagée par les moustiques. Et en dépit de l’intervention récente de la partie concernée, les habitants de cette cité continuent de vivre ce calvaire. La plupart d’entre eux n’osent même pas mettre les pieds dans leurs propres jardins et vérandas, lesquels sont pourtant censés être aménagés pour profiter des soirées estivales en famille et   savourer les brises embaumées aux parfums des fleurs et de jasmin.

Les caves aux eaux stagnantes

Quant à la cité Ibn Khaldoun, et plus précisément à la cité Romana, les moustiques sont omniprésents été comme hiver. Sauf qu’en été, leur voracité est renforcée par la multiplication hallucinante de leur nombre. Cette situation plus qu’incommodante revient, selon plusieurs habitants de ce quartier, aux caves souterraines des immeubles bâtis par la société Sprols et qui n’ont pas été vidées des eaux pluviales stagnant depuis des lurettes. Il suffit, d’ailleurs, d’entrouvrir la fenêtre ou la porte le temps de fermer les persiennes ou de rentrer chez soi pour accueillir, à contrecœur, pas moins d’une dizaine de moustiques !

Les trois cas précités ne sont, malheureusement, pas des cas isolés. Le calvaire des moustiques touche pratiquement toutes les régions et tous les quartiers, surtout ceux qui se trouvent à proximité des parcs à densité végétale, des décharges anarchiques et des eaux stagnantes.

Autre problème lié à la canicule qui rend cette dernière semblable à une damnation divine ou – pour être franc —  à une injustice sociale, résultant du manque des mesures préventives qui devraient être menées à temps afin d’anticiper ce phénomène devenu coutumier et de permettre aux Tunisiens de bénéficier d’un minimum de confort ne serait-ce que chez soi.

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