Eliminatoires can 2023 | tunisie-libye (ce soir 21h30 à radès): L’équation de Jalel Kadri

Le sélectionneur national, discret depuis le Mondial, reste au centre des débats. Il aura à résoudre une équation à plusieurs inconnues avant le match contre la Libye.

Et revoilà l’équipe de Tunisie de nouveau après la déception du Mondial. Depuis, pratiquement silence radio, hormis une intervention télévisée de la part d’un Jalel Kadri stabilisé dans son poste, mais qui est resté dans l’ombre, préférant encaisser les critiques.

Maintenant et 4 mois après, cette sélection retrouve la compétition avec une énième confrontation contre la Libye dans un groupe J où elle est leader avec 4 points. Nous ne sommes pas encore en plein régime après ce dernier nul devant le Botswana. Et Jalel Kadri dans tout cela? Il a encore la confiance de son employeur Wadii El Jary et de son bureau fédéral, mais en même temps et après avoir laissé passer l’orage de l’après-Mondial, il reste tenu de résoudre une équation à plusieurs inconnues dont lui-même, le profil de cette équipe de Tunisie post-Mondial, le poids des cadres, l’apport des revenants…

Pas grand-chose de changé

On ne sait pas encore si Jalel Kadri, lui-même une variable inconnue (énigmatique), est bien l’homme idéal pour changer la conduite de la sélection après son Mondial. On reste encore hésitant et probablement incapable de trancher sur le statut et la «qualité» de Jalel Kadri. Il n’a pas réussi à se qualifier au second tour, perdant contre l’Australie, mais en même temps, il a gagné 4 points contre le Danemark et la France. Aujourd’hui, il est encore sélectionneur national, et au lieu de marquer une rupture avec la page du Mondial, Kadri a préféré le conservatisme. Les cadors sont encore là, il n’y a que  ceux qui ont décidé de partir qui ne sont pas là. Msakni (le joueur qui dirige tout en sélection), Maâloul, Meriah, Bronn, Ben Romdhane, Ghandri, et l’ossature, dont une partie qui pouvait être changée pour un second souffle. Kadri a rappelé les joueurs qu’il connaît et qui ont le facteur ancienneté en leur faveur. Il a aussi rappelé des réservistes, des joueurs qui font la navette depuis un bon moment sans être capables de s’imposer. Kadri a banni d’autres joueurs, tels que Bguir et Khaoui avec une polémique qui ne s’arrête pas. Côté jeu, la double confrontation contre la Libye n’aura rien de semblable au Mondial. Kadri devra gagner, dominer l’adversaire et laisser une bonne impression en prenant option sur la qualification finale à la CAN. Tout cela on va le suivre de près, mais pour Jalel Kadri, il restera dans la posture de quelqu’un qui ne fait pas l’unanimité autour de lui quoi qu’il fasse.   

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