Clôture de ManarAt 2019 : L’espagnol «Petra» remporte le Manar d’or !

Lors de la cérémonie de clôture, organisée sur l’esplanade du Musée de Carthage, le jury a décerné le prix d’interprétation à l’acteur grec Yannis Drakopoulos pour son rôle de composition dans le film «Pity» du réalisateur grec Babis Makridis, une tragi-comédie qui raconte l’histoire d’un homme accro à la tristesse.
Le documentaire libanais «La Balançoire» de Cyril Aris a décroché le prix spécial du jury pour son traitement original de sujets à caractère philosophique sous fond d’une histoire d’amour d’un vieux couple : Viviane et Antoine.
La présidente du jury, l’actrice égyptienne Salwa Aly, s’est félicitée de la qualité des dix films sélectionnés dans la compétition qui ont montré dix perceptions du monde, venues de 10 pays (Albanie, Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Liban, Maroc, Tunisie, Turquie), mettant l’accent sur le message d’espoir véhiculé par ces films au-delà de la profondeur et de la complexité des sujets traités.
Un Manar d’honneur a été attribué au directeur tunisien de la photographie, feu Youssef Ben Youssef (1971-2018). «Ce prix vient rendre hommage à la sensibilité de l’artiste, à son originalité et son grain de folie qui manque à la famille du cinéma», a souligné la présidente du festival Manarat, Dorra Bouchoucha.
Evaluant cette seconde édition, Dorra Bouchoucha a qualifié cette édition de «remarquable» en affirmant que le cinéma des plages a tenu ses promesses en réunissant chaque soir des centaines de spectateurs autour de films qui font à la fois rire, pleurer et réfléchir.
De son côté, la directrice du Centre national du cinéma et de l’image (Cnci), Chiraz Latiri, a mentionné que plus de 32 mille spectateurs ont assisté aux différentes projections sur les plages du littoral, signalant que cette seconde édition a vu le lancement de la plateforme du film arabe et d’un projet de coopération tuniso-belge en plus du renforcement de la coopération entre le Cnci et le Centre national français du cinéma et de l’image animée (CNC).
Tout en se félicitant de l’engouement suscité par la seconde édition du festival, la directrice de l’Institut français de Tunisie, Sophie Renaud, a émis son souhait de voir ce festival devenir un rendez-vous cinématographique incontournable de l’été tunisien.
La cérémonie a été clôturée par la projection du court-métrage tunisien multiprimé «Brotherhood» de Meriem Joober.

Laisser un commentaire