La Côte d’Ivoire poursuit son chemin, mais a frôlé la sortie de route.

Longtemps dominés par un Mali tout feu tout flamme, les Ivoiriens ne s’en sont sortis que grâce à un coup de patte opportuniste de Zaha. Auteur d’une excellente phase de groupes, le Mali n’hésite pas à prendre tout de suite en chasse l’éléphant ivoirien.
Il faut dire que les amorces d’Ibrahim Kamara livrent un premier acte sans relief, sans mouvement, ni allant offensif.
Soit tout le contraire des Aigles maliens, alors que Marega, intenable dos au but, décale souvent dans la surface, et que Moussa Djenepo est tout aussi électrique sur son côté gauche.
Ne manque plus que la finition, mais Marega, parfaitement servi dans les seize mètres, tergiverse malheureusement son plat du pied du gauche. Reste que les poulains de Mohamed Magassouba ont le contrôle du jeu, arment plusieurs tirs et piétinent physiquement les Ivoiriens, à l’image de Nicolas Pépé, qui perd la quasi-intégralité de ses duels avec les défenseurs adverses.

Froid réalisme
L’affaire s’équilibre néanmoins en seconde période.
Le Mali commence inévitablement par tirer la langue et s’empale vague après vague sur l’arrière-boutique ivoirienne, dont les longs ballons trouvent de plus en plus facilement les attaquants des Éléphants. Un plan de jeu minimaliste, mais efficace : à la suite d’un long dégagement de Gbohouo, Zaha profite d’une tête ratée de Koné, pour ajuster Diarra, d’un plat du pied savamment placé. Dur pour les Aigles, supérieurs dans le jeu, mais sanctionnés pour leur inefficacité offensive. La Côte d’Ivoire, elle, ne fait pas de sentiment jusqu’au bout, et s’en va composter son billet pour les quarts, où elle affrontera l’Algérie, pour un choc franchement appétissant.

Hold-up parfait !
L’on retiendra de ce match que les Éléphants, eux, n’ont quasiment rien montré pendant une heure : manque de fond de jeu, pertes de balle et approximations… Pépé, titularisé d’entrée, a été quasi-inexistant. Son remplacement par Cornet a coïncidé d’ailleurs avec le réveil des Éléphants, qui parviennent enfin à se créer quelques opportunités. Jusqu’à ce que Zaha, à la réception d’un long ballon, profite d’une erreur défensive de Koné pour pousser le ballon dans les filets de Diarra. Un braquage parfait ! Les Aigles ont ensuite tout donné pour revenir, en vain, malgré une grosse occasion de Marega à la dernière minute, sauvée par Serey Dié. Sans convaincre, sans match de référence, la Côte d’Ivoire continue d’avancer malgré tout dans cette CAN, aidée par son expérience de ce genre de rendez-vous, ce qui a sûrement manqué à la jeune génération malienne.
Sur les trois dernières fois qu’ils ont franchi la phase de poules, les Éléphants sont allés en finale deux fois, avec un titre en 2015.

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