Il faut savoir tirer les leçons de tous ses matches joués. C’est la devise de réussite qui s’impose pour que notre équipe nationale parvienne à écarter le «petit-grand» Madagascar.

Surtout ne jamais se mettre en tête que Madagascar est un adversaire facile à manier et que la victoire à ses dépens sera aisée. C’est toujours la pire des choses que l’on craint pour nos joueurs de l’équipe nationale: l’excès de confiance en leurs moyens et la sous-estimation de certains adversaires, surtout les novices, dont les pages d’histoire sont encore vierges.
Cela nous a toujours joué de sales tours. Il suffit de rappeler les piètres prestations de notre sélection au premier tour face à l’Angola, le Mali et la Mauritanie qui ont été pris pour des proies faciles.
Il a été démontré que nos internationaux n’excellent et ne jouent sur leur vraie valeur que s’ils sont acculés et exposés au risque de laisser des plumes face à de gros calibres. Leur dernière belle sortie contre le Ghana en est l’exemple le plus illustrateur.

Un adversaire à respecter
Maintenant qu’on est en quart de finale, normalement toutes les leçons sont retenues et il faudra savoir comment s’y prendre pour ne rien laisser au hasard.
Madagascar est parvenu à battre le Nigeria (2-0) au premier tour sans parler de ses nombreux autres résultats très positifs enregistrés aux éliminatoires de la CAN. Un homme averti en vaut deux, comme on dit.
C’est que la Tunisie n’excelle que si elle traite ses adversaires avec beaucoup d’égard.
De plus, il ne faut pas croire qu’on est déjà en demi-finale. Ce serait le grand leurre.
Ce qu’il y a de positif à exploiter à fond désormais, c’est le fait d’avoir retrouvé la confiance et chassé le doute. La victoire sur le Ghana et, surtout, la manière de jouer présentée face à ce gros morceau d’Afrique, réconfortent vraiment le cœur et augure une bonne continuation.

Pour des compartiments rapprochés
Alain Giresse et sa troupe savent maintenant que la sélection doit sortir le grand jeu, imposer son style et son rythme, et surtout éviter les bévues individuelles qui ont toujours été payées cash.
Oussama Haddadi et Wajdi Kechrida ont osé faire ce qu’ils n’ont pas fait lors du premier tour. Cela reflète l’esprit d’initiative qu’il faut toujours adopter si on cherche à avoir le dernier mot. De surcroît, il faudra que Giresse réédite son style adopté contre le Ghana, et qui se résume au rapprochement des lignes et à une circulation fluide et rapide du ballon afin d’empêcher l’adversaire d’asseoir sa tactique. La formule consistant à confier la tâche de régisseur en alternance entre Youssef Msakni et Wahbi Khazri se doit absolument d’être maintenue.
Aussi, faudra-t-il continuer de jouer avec un avant de pointe franc, en l’occurrence Yassine Khénissi, qui a retrouvé ses sensations.
Ferjani Sassi et Ghaïlane Chaâlali doivent également être reconduits. Ce sont les vrais stabilisateurs de l’équipe.
De cette manière, toutes les chances de réussite seront du côté de notre équipe nationale. Surtout ne rien chambouler et bonne chance !

Amor BACCAR

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