Ridha Chalghoum, ministre des Finances
«Le marché financier ne contribuait actuellement qu’à hauteur de 6,5% du financement de l’économie nationale. Nous sommes loin de nos précédentes performances et encore bien plus loin des objectifs que nous nous sommes astreints. Comment expliquer cette «sortie de route» et la perte de vue de nos objectifs ? La fiscalisation des dividendes et des plus-values sur cession des titres a laissé des traces. L’assèchement de la liquidité et les taux de placement stratosphériques offerts par les banques mettent sérieusement à mal l’industrie des Opcvm patiemment bâtie tout au long de ces 2 dernières décennies. Quand la profession rétrécit son réseau d’agences pour faire des économies, quand des fonds Opcvm sont clôturés à peine un ou deux ans après leur création faute d’avoir atteint une  taille minimale, alors oui, l’heure est grave et le cri poussé par la profession n’en devient que plus sérieux».

Samir Bettaïeb, ministre de l’Agriculture
«La récolte céréalière record de la saison 2019 nous rapproche de l’autosuffisance et atteindre la sécurité alimentaire. Grâce aux résultats de cette saison, la Tunisie n’aura plus besoin d’importer l’orge, qui avait coûté l’an dernier environ 100 millions de dinars. La réduction des importations céréalières évitera à la Tunisie de dépenser près de 200 millions de dinars pour couvrir ses besoins, estimés à 30 millions de quintaux par an. La récolte de cette année est estimée à 24 millions de quintaux, soit 10 millions de quintaux de plus qu’en 2018. Mais la faible capacité des infrastructures notamment le manque de centres et des moyens de transport, empêchera de collecter l’intégralité de la récolte».

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